L’achat utile

Voilà somme toute la problématique à laquelle j’ai été confrontée en plein dimanche de fin de soldes. N’ayant eu ni le temps ni l’envie de me fondre parmi la foule les semaines précédentes, je me suis fatalement rabattue sur un jour de congé où je n’avais strictement rien planifié à part me foutre la paix. Grossière erreur. Car passé le déjeuner, me voilà éprise d’un désir insatiable de faire les boutiques, avec pour seul but d’acquérir une fringue à prix bradé d’ici le 21 février. Dernière démarque oblige. Quel intérêt, direz-vous ? Aucun. Si ce n’est celui de participer à ce grand rituel social de chasse à la bonne affaire. Avec l’ultime excuse de pouvoir peut-être – enfin – trouver la seule pièce qui manquait à ma garde-robe depuis des mois. Le comble, c’est qu’elle était bien là, à m’attendre sagement accrochée à son cintre. L’effet panurge des soldes, sans doutes. Lire la suite

Ça c’est le pied !

Avis aux fétichistes : après m’être bien marrée en lisant cet article du magazine Elle, j’ai décidé à mon tour de tester la fameuse «chaussette parmesan». Histoire de commencer l’année du bon pied, quoi. La promesse du produit ? Transformer nos vieux sabots malmenés en de véritables « baby foot », le tout en restant simplement assis pendant une heure sans bouger. Le temps que les fameuses socquettes exfoliantes fassent leur effet.  Lire la suite

Dictionnaire nostalgique de la politesse

dictionnaire-nostalgique-politesse-frederic-rouvilloisVoilà un livre qui ravira ceux qui ont toujours rêvé de plaire à leur belle-mère. Pourquoi dire « Bon appétit » est-il considéré de mauvais ton ? D’où vient la coutume du baise-main ? Qu’en est-il du placement à table ? Autant de questions qui trouveront facilement leur réponse dans le « Dictionnaire nostalgique de la politesse » de Frédéric Rouvillois. Une véritable encyclopédie de la bienséance aussi documentée qu’humoristique, qui explique l’origine de chaque pratique et la manière dont elle a évolué au fil des siècles. On y apprend notamment qu’il était malpoli pour un homme marié de dire « Ma femme », comment l’expression « Bon courage » a remplacé de plus en plus « Bonne journée », mais aussi que mettre la main sur la nuque d’une femme au Japon équivalait à « la main aux fesses » occidentale !  Lire la suite

Et une de plus !

Bourrée déchirée. C’est sûrement dans cet état que la majorité de la France s’est réveillée ce matin, s’apprêtant à entamer l’annuelle gueule de bois phénoménale dont elle se remettra pendant les douze mois à venir. Avant la prochaine. Tant d’alcool pour faire passer l’angoisse d’une seule question : « qui a fait quoi le 31 ? » (à part se mettre une mine). S’il y a mille et une manières de fêter de le jour de l’an, tous les plans sont loin d’être socialement « acceptables ». Pas question de se retrouver tout seul devant la télé à manger des chips (ou à trinquer avec la bouteille), pendant que d’autres sont en train de vivre la soirée du siècle, du moins à en croire les photos qu’ils postent le lendemain sur les réseaux sociaux. La pression. Pire encore que celle subie par le bouchon de champ’ que l’on vient de faire sauter.  Lire la suite

Tenue correcte exigée

tenue-correcte-exigeeDress control imposé aux Arts décoratifs de Paris. Trop ample, trop court, trop moulant et parfois même trop couvrant : le musée retrace l’histoire du scandale vestimentaire à travers plus de 400 pièces du XIVème siècle à nos jours.La preuve que le « fashion faux-pas » ne date vraiment pas d’aujourd’hui. A commencer par le pantalon pour femme, la robe volante ou la mini-jupe : autant de pièces qui ont heurté les bonnes moeurs de leur temps pour constituer désormais les basiques d’une garde-robe moderne. A chaque époque ses propres codes. Lire la suite

Suivez le signe

S’il y a bien une chose à laquelle on reconnait un vrai Russe – hormis son goût prononcé pour la boisson alcoolisée – c’est sa superstition quasi-maladive. Briser un miroir, croiser un chat noir, ou encore passer sous une échelle… autant de petits riens que ce peuple prend pourtant très au sérieux, comme s’il existait un monde invisible qui pouvait influencer les forces du destin.  Lire la suite

Sous influence

Le poids de l’ego. S’il n’a de cesse de gonfler chez certains, autant dire que d’autres s’en retrouvent très souvent écrasés, jusqu’à mettre leur propre personne de côté. Par envie de bien faire, sans doute, ou simplement pour contenter leur petit monde. Suivre les conseils des ainés, ne pas contrarier une majorité bien-pensante, prendre sur soi pour ne blesser personne… Autant de petits efforts qui finissent par avoir l’effet d’une douche froide quand la goutte de trop finit par tomber. Car de tous les défauts que l’on peut rencontrer ici-bas, être influençable est sans doute l’un des plus pénibles à porter. Un véritable fardeau, pour peu que l’on en fasse l’expérience tous les jours. Lire la suite

Oscar Wilde dévergonde le Petit Palais

oscar-wilde-petit-palaisConsacrer une exposition visuelle à un auteur dont l’oeuvre reste majoritairement littéraire : voilà le défi que s’est lancé le Petit Palais pour célébrer l’ « impertinent absolu » jusqu’au 15 janvier 2017. Un portrait éloquent de l’écrivain et surtout du personnage.

« La modération est une chose fatale. Rien ne réussit mieux que l’excès. » D’emblée, le Petit Palais annonce la couleur. Dandy désinvolte, esthète, romancier, poète et critique d’art : si les étiquettes attribuées à Oscar Wilde sont nombreuses, aucune n’en saisit aussi parfaitement l’essence que ses propres propos. Car se plonger dans les écrits wildiens signifie bien souvent se retrouver à crayonner la totalité des pages. Ponctuée de citations, l’exposition n’échappe pas à cette règle tout en proposant bien plus qu’une simple présentation de manuscrits ou de correspondances écrites. Au-delà de l’hommage, elle ressuscite ce grand écrivain via un parcours chronologique en le faisant dialoguer avec les photos, les lettres, les tableaux et le contexte historique qui ont marqué son existence.  Lire la suite

Brand Kvartira : plus qu’un label

Entrez, faites comme chez vous. Si certains préfèrent travailler à la maison, « Brand Kvartira » – ou « Brand Apartment » pour ceux qui ne sont pas russophones – se veut un concept à part entière. Un show room en plein cœur du quartier du marais à Paris visant à promouvoir de jeunes créateurs de mode qui manquent souvent de visibilité face aux géants de la grande distribution. Lire la suite

Une question de flair

deodorants-dangereux_dessin-emmanuelle_histoire-de-voir« Votre voisin vous dira merci », clamait il y a seulement quelques semaines la dernière campagne publicitaire d’une célèbre marque de déodorants. Peut-être plus pour longtemps. Car des chercheurs suisses viennent de découvrir que les sels d’aluminium contenus dans les anti-transpirants provoquaient des tumeurs chez les cobayes. Oups. De quoi faire suer plus d’une aisselle à la simple idée de devoir subir les odeurs de ses congénères en pleine heure de pointe. Bouquet d’exception garanti.  Lire la suite