Ça tourne ! 

Bouge ton cul. Voilà peut-être la seule résolution que je me suis promise de tenir il y a trois mois, en rentrant complètement torchée du réveillon du nouvel an. Promesse d’alcoolique ? Que nenni ! Puisque je me suis inscrite à peine deux semaines plus tard à un cours que j’avais envie de tester depuis longtemps. La pole dance (si, si). Le tout en bonne compagnie pour ne rien gâcher au plaisir. Un truc de p*tasse allez-vous vous dire certainement. Et bien non. Plutôt d’athlète, parce qu’il faut avoir des muscles sacrément préparés pour virevolter gracieusement pendant une heure autour d’une barre. Le tout avec le sourire, si possible. 

Verdict après une heure et demie de séance d’initiation ? Le kiff. Total. D’autant plus si l’on progresse suffisamment vite d’une séance à l’autre, avec la surprise de pouvoir réaliser des figures qui nous effrayaient pourtant la première fois. De quoi garder la motivation, l’avantage de ce sport étant d’allier l’aspect très physique avec un côté très fun. Résultat : on s’éclate en suant. Tout en ayant hâte d’être au prochain cours, au lieu d’enfiler ses baskets à contre-coeur. 

Seule ombre au tableau : le petit cadeau empoisonné que vous découvrez sur vos jambes de retour à la maison. 50 nuances de bleus, qui virent au violet voire au vert dans les jours qui viennent. Un vrai Picasso. Beaucoup moins sexy tout d’un coup ! Sans oublier les courbatures, où plutôt LA courbature que deviendra votre corps tout entier, à tel point que même taper sur le clavier s’apparentera à une véritable torture. Un prévenu en vaut deux, alors un dernier conseil avant de se lancer : espacez le repas de la séance ou mangez léger, au risque de ne pas pouvoir décoller votre arrière train du sol ! 

Tu peux pas test

Il m’arrive (parfois) d’avoir des éclairs de génie que gâchent (beaucoup plus souvent) des idées débiles. Et cette fois-ci je ne me suis pas loupée. Prise d’une folle envie de descendre voir mes proches, je me retrouve à prendre un billet le seul week-end où la Gare de Lyon est fermée exceptionnellement en raison de travaux. Bien évidemment. Pas grave, me dis-je, je prendrai le train lundi matin avant d’aller bosser. Pfiou. Quelle mouche m’a piquée ? La perspective de rester un soir de plus en famille me paraissait pourtant très bonne. C’était sans compter que cela fait un bout de temps je n’ai plus 20 ans : réalité que j’ai tendance à oublier soigneusement pour éviter d’angoisser à l’approche de la trentaine. Résultat ? Bouffie, crevée, déchirée, comme si j’étais bourrée : c’est dans cet état que j’ai du encaisser tout le reste de ma journée à la rédaction, au bout de ma vie avant même qu’elle ne commence. Top. Lire la suite

L’amour est dans l’urne

Rares sont les communiqués de presse qui ont autant piqué ma curiosité. D’autant plus en tant que journaliste politique. Et pourtant, il arrive aussi qu’un truc sexy atterrisse dans ma boîte mail, pile le jour où je sèche pour trouver un sujet à exploiter sur le blog.

Bien que sexe et pouvoir se sont toujours mariés à merveille, personne n’avait encore pensé à afficher ses idées politiques en pleine action. Que ça vous excite ou non, c’est désormais possible. A droite, à gauche, au centre voire aux extrêmes, tous les recoins du plumard vont y passer grâce aux nouveaux préservatifs de Callvin. Absolument collector. Ne manquant ni de piquant ni d’humour, ils permettront aux plus passionnés de brandir fièrement leurs convictions pour la France jusqu’au bout de la nuit. Quitte à faire fuir leur partenaire, puisque cette élection présidentielle ne manque pas de rebondissements. Quant à ceux que l’offre politique 2017 n’emballe guère, ils pourront toujours se taper une bonne barre histoire de décompresser un coup. Une façon comme une autre d’éviter l’abstention.

La course au piège

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Pourquoi acheter des produits en promotion nous donne-t-il l’impression d’être plus intelligent ? Dans quelle mesure la lumière d’un magasin influence-t-elle notre comportement ? Comment un simple geste du serveur pousse-t-il à lui donner un plus gros pourboire ? Autant de questions moins anodines qu’il n’y paraît à en croire le dernier ouvrage de Nicolas Guéguen, qui passe au crible les stratégies marketing mises en oeuvre pour orienter nos actes d’achat. Il y explique notamment la magie des prix en « 9 », qu’écouter de la musique forte pousse à boire plus, ou encore la raison pour laquelle certaines odeurs nous rappellent notre enfance.  Lire la suite

L’achat utile

Voilà somme toute la problématique à laquelle j’ai été confrontée en plein dimanche de fin de soldes. N’ayant eu ni le temps ni l’envie de me fondre parmi la foule les semaines précédentes, je me suis fatalement rabattue sur un jour de congé où je n’avais strictement rien planifié à part me foutre la paix. Grossière erreur. Car passé le déjeuner, me voilà éprise d’un désir insatiable de faire les boutiques, avec pour seul but d’acquérir une fringue à prix bradé d’ici le 21 février. Dernière démarque oblige. Quel intérêt, direz-vous ? Aucun. Si ce n’est celui de participer à ce grand rituel social de chasse à la bonne affaire. Avec l’ultime excuse de pouvoir peut-être – enfin – trouver la seule pièce qui manquait à ma garde-robe depuis des mois. Le comble, c’est qu’elle était bien là, à m’attendre sagement accrochée à son cintre. L’effet panurge des soldes, sans doutes. Lire la suite

Ça c’est le pied !

Avis aux fétichistes : après m’être bien marrée en lisant cet article du magazine Elle, j’ai décidé à mon tour de tester la fameuse «chaussette parmesan». Histoire de commencer l’année du bon pied, quoi. La promesse du produit ? Transformer nos vieux sabots malmenés en de véritables « baby foot », le tout en restant simplement assis pendant une heure sans bouger. Le temps que les fameuses socquettes exfoliantes fassent leur effet.  Lire la suite

Dictionnaire nostalgique de la politesse

dictionnaire-nostalgique-politesse-frederic-rouvilloisVoilà un livre qui ravira ceux qui ont toujours rêvé de plaire à leur belle-mère. Pourquoi dire « Bon appétit » est-il considéré de mauvais ton ? D’où vient la coutume du baise-main ? Qu’en est-il du placement à table ? Autant de questions qui trouveront facilement leur réponse dans le « Dictionnaire nostalgique de la politesse » de Frédéric Rouvillois. Une véritable encyclopédie de la bienséance aussi documentée qu’humoristique, qui explique l’origine de chaque pratique et la manière dont elle a évolué au fil des siècles. On y apprend notamment qu’il était malpoli pour un homme marié de dire « Ma femme », comment l’expression « Bon courage » a remplacé de plus en plus « Bonne journée », mais aussi que mettre la main sur la nuque d’une femme au Japon équivalait à « la main aux fesses » occidentale !  Lire la suite

Et une de plus !

Bourrée déchirée. C’est sûrement dans cet état que la majorité de la France s’est réveillée ce matin, s’apprêtant à entamer l’annuelle gueule de bois phénoménale dont elle se remettra pendant les douze mois à venir. Avant la prochaine. Tant d’alcool pour faire passer l’angoisse d’une seule question : « qui a fait quoi le 31 ? » (à part se mettre une mine). S’il y a mille et une manières de fêter de le jour de l’an, tous les plans sont loin d’être socialement « acceptables ». Pas question de se retrouver tout seul devant la télé à manger des chips (ou à trinquer avec la bouteille), pendant que d’autres sont en train de vivre la soirée du siècle, du moins à en croire les photos qu’ils postent le lendemain sur les réseaux sociaux. La pression. Pire encore que celle subie par le bouchon de champ’ que l’on vient de faire sauter.  Lire la suite

Tenue correcte exigée

tenue-correcte-exigeeDress control imposé aux Arts décoratifs de Paris. Trop ample, trop court, trop moulant et parfois même trop couvrant : le musée retrace l’histoire du scandale vestimentaire à travers plus de 400 pièces du XIVème siècle à nos jours.La preuve que le « fashion faux-pas » ne date vraiment pas d’aujourd’hui. A commencer par le pantalon pour femme, la robe volante ou la mini-jupe : autant de pièces qui ont heurté les bonnes moeurs de leur temps pour constituer désormais les basiques d’une garde-robe moderne. A chaque époque ses propres codes. Lire la suite

Suivez le signe

S’il y a bien une chose à laquelle on reconnait un vrai Russe – hormis son goût prononcé pour la boisson alcoolisée – c’est sa superstition quasi-maladive. Briser un miroir, croiser un chat noir, ou encore passer sous une échelle… autant de petits riens que ce peuple prend pourtant très au sérieux, comme s’il existait un monde invisible qui pouvait influencer les forces du destin.  Lire la suite