Pokémon : c’est dans la poche !

Nostalgie, quand tu nous tiens. Après des années d’absence, la vague Pokémon frappe à nouveau et d’autant plus fort qu’à l’époque où ils n’étaient encore qu’un dessin animé pour enfants. Désormais, même les parents s’y mettent, oubliant les temps sombres où ils ne savaient plus quoi faire pour que leur gosse décroche enfin de son jeu de cartes préféré. Et pour cause : Pika-Pika et sa bande de copains ont débarqué sur Iphone au sein d’un concept – soyons honnêtes – franchement addictif : la réalité augmentée. Autrement dit : les petits monstres sont partout, cette fois-ci bel et bien dans le monde réel, que ce soit à l’entrée de la boulangerie, en face du bureau et peut-être même dans votre appartement… A condition de regarder autour de vous via le filtre d’un smartphone. Comme un conte qui deviendrait enfin réalité, et qui rend fou la planète entière. Continue reading « Pokémon : c’est dans la poche ! »

Le sourire du plombier

emoticones_histoires de voir_emmanuelle« Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement » : aujourd’hui, trois caractères peuvent même suffire :😉. SMS, MMS, forums et réseaux sociaux, les smileys ont quasiment envahi tous nos moyens de communication… y compris les petits mots que l’on rédige à la main. Une véritable invasion extra-terrestre. Personne n’échappe au petit bonhomme jaune, surtout pas le troisième âge découvrant subitement les joies de la high-tech. Et c’est encore pire depuis que les émoticones sont devenus animés. Même ma mère s’y est mise. L’engouement est tel qu’il est désormais impossible de rédiger un message sans y glisser un bisou, un coeur, une fleur, un soleil ou n’importe quelle autre fantaisie. Surtout pour des personnes – comme moi – qui usent et abusent des points d’exclamation… presque à toutes les phrases. Comme s’il n’y avait pas d’autre ponctuation possible pour communiquer son enthousiasme aux interlocuteurs; ou passer pour une tarée, au choix.  Continue reading « Le sourire du plombier »

« Fashion Forward » en front row aux Arts décoratifs

fashion-forwardUne « minute mode » de près de trois siècles. C’est le programme que propose l’exposition « Fashion Forward » aux musée des Arts décoratifs à l’occasion du trentième anniversaire de sa collection mode et textile. Un voyage dans le temps à faire sur son 31, jusqu’au 14 août.

Voila une exposition qui mettra du baume au coeur à ceux qui refusent de flamber pendant les soldes. Telle une frise chronologique inédite, « Fashion Forward » propose une avance accélérée sur trois siècles de création vestimentaire, de la fin du règne de Louis XIV jusqu’à nos jours, à travers 300 silhouettes célébrant l’élégance à la française. De quoi s’en mettre plein les yeux sans risquer le découvert sur son compte.  Continue reading « « Fashion Forward » en front row aux Arts décoratifs »

Une chaussure à tous les pieds

mets tes basketsDe retour dans la cour de récré. C’est désormais l’impression que j’ai à chaque fois que je mets un pied dans la rue, ce même pied qui ne se démarque guère de ses autres congénères … tous de Stan Smith vêtus. Modèle blanc et languette verte, le plus souvent : un conformisme absolu qui n’épargne presque personne, même ceux qui s’étaient jurés de ne jamais y succomber. Moi la première. Continue reading « Une chaussure à tous les pieds »

Hubert Robert : un visionnaire au Louvre

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De retour au bercail. Après l’avoir peint et dirigé, Hubert Robert revient au musée du Louvre au sein d’une rétrospective évènement. L’occasion d’en découvrir un peu plus sur un artiste majoritairement connu pour ses représentations de ruines, ou encore pour le patrimoine – aujourd’hui détruit – qu’il a su conserver à travers son pinceau. Rien qui pourrait (a priori) plaire à ceux qui peinent déjà à se coltiner la queue pour aller voir une expo’. Et pourtant : malgré une carrière très académique, les oeuvres de Robert ont ce petit quelque chose qui interpelle, forçant le spectateur à s’y attarder un peu plus d’un instant. Quitte à s’y laisser aspirer.  Continue reading « Hubert Robert : un visionnaire au Louvre »

Dictionnaire des cons et autres génies

Dictionnaire des cons et autres géniesLes grands esprits se rencontrent. Réunir génie et connerie au sein d’un seul et même livre, voilà le pari que se sont lancés Samir Bouadi et Agathe Colombier-Hochberg avec ce surprenant dictionnaire. De quoi ébranler le mythe de ceux qui ont marqué leur temps grâce à leur art, leur science ou leurs actes. Confucius, Walt Disney, Archimède ou encore Coco Chanel se voient ainsi rassemblés dans une compilation rendant hommage non pas à leurs trouvailles, mais à des dérapages qui auraient pu saboter l’oeuvre de toute une vie. Eurêka ! Avis aux amateurs d’anecdotes et d’histoires croustillantes, où simplement à ceux qui veulent briller en société en contant quelques conneries décomplexantes. Surtout celles touchant les égos démesurés. Si le contenu s’avère un peu léger par rapport à son titre accrocheur, ce recueil de bêtises n’en reste pas moins très agréable à lire ; aucun doute qu’il réconciliera les « pauvres mortels » avec l’idée qu’on se fait trop souvent des « êtres brillants ». Une lecture ludique et déculpabilisante, idéale pour tous ceux en qui vous avez toujours senti le génie potentiel. Comme un clin d’oeil aux Tontons flingueurs: « les cons, ça ose tout. C’est même à ça qu’on les reconnaît.»

Carambolages : un jeu de piste au Grand Palais

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Voila une exposition qui séduira les connaisseurs comme les novices. Calquée sur le principe d’un coup double au jeu de billard, « Carambolages » propose une nouvelle approche de l’art avec un concept aussi novateur qu’intuitif: « solliciter votre regard, votre imagination, pour une découverte ludique et sensible. » Autrement dit, lire les œuvres non pas via son « background » culturel mais par associations d’idées et de formes, chaque création dépendant de la précédente et annonçant la suivante. Inédit. Continue reading « Carambolages : un jeu de piste au Grand Palais »

Mordez à l’hameçon

LOL. En ce premier avril, nous avons décidé avec Emmanuelle de troquer nos plumes et crayons pour inverser les rôles le temps d’un billet. Elle à l’écrit, moi au dessin. Juste pour rire… en espérant vous faire sourire ! (D’ailleurs, je vous serais bien reconnaissante de ne pas être trop sévères avec la croûte que voici…) !

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2 avril 2016. J’ai terminé froissé, déchiré comme un mal propre, moi qui voulais finir dans le ruisseau et accuser Rousseau.
J’ai relevé mon niveau, j’ai gardé ma ligne, c’était vraiment pas le jour de casser mes plombs. Il faut croire que je me mets à dos. C’est plus fort que moi, c’est ma bulle d’air, mon bouchon, ma canne, mon chalut!
Je vais appeler mon ami le bar, il est comme moi, toujours tout ouïe pour ses amis. Il a la palme celui là, il les encaisse les vers, à peine sortis de terre. Toujours chez lui, à nager en eau trouble, muet comme une carpe. Moi je n’ai qu’un jour, alors j’en profite. Continue reading « Mordez à l’hameçon »

Yes you can !

maxime_histoire de voir_dessin_emmanuelle« Quand on veut, on peut. » Voilà une maxime que j’ai tenté d’appliquer – autant que possible – dès ma plus tendre enfance, et dont je constate les dégâts seulement aujourd’hui. J’en peux plus. Et je suis loin d’être la seule. C’est pourtant pas faute d’essayer de tout mener de front dans une seule journée, avec toujours le même niveau d’exigence et sans oublier de satisfaire chacun. Et si je ne voulais plus ? Peu de gens, en réalité, prennent le temps de se poser cette question ; j’ai moi-même mis plus de vingt ans à m’en rendre compte. Continue reading « Yes you can ! »

La vache !

Abattus. C’est sûrement ainsi que se sont sentis bien des internautes après avoir visionné les images chocs tournées dans un abattoir «certifié bio» dans le Gard, dont l’atrocité concurrence haut la main des boucheries bien plus industrialisées. De quoi faire tomber le dernier couperet qui garantissait un semblant de bonne conscience aux carnivores que nous sommes (pour la plupart). Car il faut l’admettre : l’image d’une bête ayant eu une belle vie avant de finir dans l’assiette contentait tout le monde, surtout ceux qui n’osent pas renoncer à leur steak quotidien. Labellisé «AB», de surcroit : un vrai bonheur dans le pré ! Ce consensus arrangeant n’a pourtant aucun sens, sachant que la mort des animaux d’élevage n’est jamais douce, bio ou pas. Comment peuvent-ils être considérés comme «des êtres sensibles» – à l’instar de nos chouchous domestiques – alors qu’ils ne sont, dès le premier jour de leur naissance, qu’un simple morceau de viande sur pattes prêt à être emballé ? Ce billet de Florence Burgat publié sur Le Monde le souligne d’ailleurs très bien, je ne peux que vous inviter à le lire.  Continue reading « La vache ! »