J’ai testé pour vous… le yoga

Comme on le dit souvent, « y a que les cons qui ne changent pas d’avis ». J’en ai encore fait l’expérience récemment après m’être inscrite à un cours … de yoga. Paradoxal quand on sait à quel point les gens qui pratiquent cette discipline m’ont toujours agacé par leur zen attitude à toute épreuve, ou leur facilité à voir le côté positif de chaque chose. Tel Balou à qui il en faut peu pour être heureux. Non mais sérieux quoi ?  Lire la suite « J’ai testé pour vous… le yoga »

La tortue qui respirait par les fesses

Les amoureux de nos amis les bêtes vont être conquis. Après avoir fait un carton aux Etats-Unis, « La tortue qui respirait par les fesses » de Brooke Barker débarque en France aux éditions Flammarion. Un carnet de curiosités aussi ludique que didactique, relatant les déboires de plus de 150 espèces animales, illustrations humoristiques à la clé. Saviez-vous que les rhinocéros urinent pour séduire leur partenaire ? Que les zèbres ne peuvent pas dormir seuls ? Ou encore que le chef est celui qui pue le plus chez les lémurs à queue annelée ? Autant de pépites prouvant que nous sommes loin de tout savoir sur le monde animal, et dont on aurait tort de se priver.

La genèse du livre est quant à elle aussi anecdotique que son titre. Passionnée par les animaux depuis son enfance, l’auteure a travaillé pendant un temps comme bibliothécaire, métier qui d’après elle « n’est pas aussi excitant qu’on le croit ». Pour tromper l’ennui, chaque collègue lui donnait un animal à dessiner, qu’elle accompagnait d’une information cocasse (par exemple, que les cochons ne peuvent pas voir le ciel) avant de le laisser dans la salle de pause en partant. Lui vint ensuite l’idée d’en faire un livre, ne pouvant « garder ces trésors » pour elle-même. Résultat : une compilation poilante, pédagogique et attendrissante qui se savoure d’une traite, prouvant que l’existence des bêtes est bien plus compliquée et tourmentée qu’on ne le croit. De quoi piquer la curiosité des plus insensibles à la cause animale.

Le parler vrai

« Tu ne trouves pas que cette robe me grossit ? »

Tout le monde le sait : mentir, c’est mal. Et pourtant personne ne peut s’en empêcher. Par facilité, culpabilité, cachotterie ou simple souci de politesse, combien de fois avons nous dû feinter dans notre vie pour sortir d’une situation délicate ? On ne compte même plus. Petits, grands, innocents ou gros comme le nez au milieu de la figure, il n’est guère de domaine public ou privé qui échappe aux mensonges : à tel point que nous nous couchons rarement le soir sans en avoir proféré au moins un. Que deviendrons-nous sans y recourir au quotidien ? Voila une bonne question que le neuroscientifique Sam Harris s’est posée dans un essai plein d’esprit, à contre-courant d’une époque où la tromperie est presque devenue tendance.  Lire la suite « Le parler vrai »

Langue de bois

Le « bien parler » rend-il con ? C’est en tout cas l’impression que donnent certains interlocuteurs qui se sentent toujours obligés de vous reprendre à la moindre coquille. Par amour de la langue de Molière, parait-il. Ou plutôt par snobisme : car il en va du langage comme de la grande cuisine. Dans l’un comme dans l’autre, transgresser les règles peut très vite s’avérer acrobatique, surtout si l’on déroge à la recette d’origine. Entre puristes, élitistes et téméraires, chacun y va de sa petite cuillère quitte à faire passer pour un idiot celui qui ne maîtrise pas toutes les subtilités du français. Certains en tirent même un certain plaisir. Culture et confiture… Lire la suite « Langue de bois »

Dalida en 110 robes au Palais Galliera

Une plongée dans le dressing de Dalida. C’est ce que propose le Palais Galliera trente ans après la disparition de la chanteuse culte. Car au-delà des paillettes et des robes à plumes, beaucoup ignorent que cette diva avait un goût prononcé pour la mode, au point qu’aucune de ses tenues n’était choisie au hasard. Habillée par les plus grands à la ville comme à la scène. 

Taille mannequin et personnalité flamboyante, elle a tout osé, tout porté : en témoignent les 209 tenues et accessoires que son frère Orlando a légué au Palais Galliera. « Nulle autre ville que Paris ne pouvait recevoir cette donation qui esquisse aussi le portrait le plus touchant de Dalida – Paris qui fut le théâtre de sa révélation, de sa consécration et de sa vie.» écrit-il dans le dossier de presse. Organisée en cinq salles, l’exposition s’ouvre par la robe rouge que la chanteuse portait lors de son premier concert à Bobino en 1958, signée Jean Dessès. Elle la remettra en 1981 pour la première de son spectacle à l’Olympia. A ses tenues de jeune fille aux accents printaniers succède un vestiaire beaucoup plus grave, marqué par le suicide de Luigi Tenco avec qui elle vivait une relation passionnelle. Comme un reflet de son répertoire artistique.  Lire la suite « Dalida en 110 robes au Palais Galliera »

Pète un coup !

Et ouais, ni plus ni moins. C’est ce que j’essaye de me dire (sans le faire pour autant) à chaque fois que je sens un pic de stress monter, bien souvent pour des raisons très futiles. Il en va de même quand me vient une irrépressible envie de râler, plus récurrente – soyons honnêtes –  depuis que j’habite à Paris. Allez savoir pourquoi. S’il est facile de dire aux autres d’arrêter de se plaindre, se forcer à en faire de même s’avère un tantinet plus compliqué en pratique. Il suffirait pourtant de dédramatiser un peu pour se détacher de ses frustrations : chose que l’on n’a plus du tout l’habitude de faire aujourd’hui.  Lire la suite « Pète un coup ! »

Balenciaga, l’oeuvre au noir

Rien de tel que de choisir la couleur fétiche du « couturier des couturiers » pour lui rendre hommage : le Palais Galliera donne ainsi le coup d’envoi de sa saison espagnole à travers une exposition hors les murs au Musée Bourdelle. Toute de noir vêtue. Une sobriété monochrome qui tranche nettement avec les mises en scènes détonnantes que l’on a pu voir précédemment au Grand Palais pour Louis Vuitton ou Jean-Paul Gaultier. Comme pour se concentrer sur l’essentiel et laisser la matière livrer le meilleur d’elle-même.

En guise d’introduction à l’exposition, plusieurs tenues communient avec les statues d’Antoine Bourdelle, donnant ainsi un tout autre ton à sa propre oeuvre. Noir sur blanc : l’atelier devient alors l’écrin idéal d’un dialogue aussi hypnotique que contrasté entre le sculpteur et le couturier. Le coeur du parcours se décline quant à lui en trois temps : « silhouettes & volumes », « noirs & lumières », « noir & couleurs ». Car loin de l’image de « non couleur », le noir exprime chez Balenciaga toute la richesse de ses nuances, tantôt opaques ou transparentes, mates, brillantes voire vaporeuses… Pour devenir une matière vibrante et vivante. Lire la suite « Balenciaga, l’oeuvre au noir »