Oser la jeunesse

oser-la-jeunesseUn livre anti-rides. Quand certains passent leur vie à « s’entrainer à devenir vieux » comme le conseille la dramaturge Dea Loher, Vincent Cespedes préfère prendre le problème à l’envers. Après avoir défendu les vertus de l’ambition dans son précédent essai, ce penseur habitué des médias revient avec un nouveau pari : « Oser la jeunesse », et ce toutes générations confondues. Pour déjouer « le complexe de Chronos » qui oppose, à l’en croire, les ainés au pouvoir à des jeunes souvent discrédités et infantilisés, dont l’énergie créatrice ne cherche pourtant qu’à s’épanouir. Indépendamment des cadres préétablis où le « système tend à les insérer ». Lire la suite

L’art de s’empiffrer à Rome

Après l’effort, le réconfort. Aujourd’hui c’est férié, alors pour l’occasion on vous a concocté deux billets spécial ripaille avec Raconte-moi l’histoire, tirés du Manuel des antiquités romaines de Joachim Marquardt, déniché sur Gallica. Puisque la faim justifie les moyens, vous en reprendrez bien une part chez Marine ?

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Vomir, c’est repartir. Et ça ne vaut pas que pour l’alcool chez nos amis les Romains. Si la réputation de leurs orgies déchainées les suit sans relâche à travers les siècles, c’est parce que la demi-mesure n’a jamais été leur fort. Au lit comme à table, rien ne se consomme avec modération: un coup d’œil au menu suffit pour le comprendre. Mise en bouche.

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Ça Sims pour moi !

emmanuelle_histoires de v oir_jeu vidéo_Les Sims« Sul sul ! » J’ai beau lutter, je suis trop faible : me voilà retombée en enfance. Malgré toutes mes tentatives d’éradiquer mon côté geek, il revient au galop et d’autant plus depuis que les Sims ont débarqué sur l’Iphone. Gratuitement, pour ne rien gâcher au plaisir. L’euphorie des débuts mise à part, quelques jours ont suffit pour que cet amas de pixel ambulant finisse par me vampiriser l’existence. Ça vibre, ça vibre, et ça n’en finit plus. Pire qu’un tamagotchi du temps où j’étais gosse. Lire la suite

29 ans après Tchernobyl, Youri Bandajevski alerte la seconde génération

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Vingt neuf ans après l’explosion de Tchernobyl, les radiations touchent encore 6 à 7 millions de personnes dans les territoires contaminés, selon le médecin Youri Bandajevski. Emprisonné dans son pays d’origine, la Biélorussie, pour avoir mis en évidence les risques sanitaires de la radioactivité, en particulier pour les enfants, puis libéré après une campagne d’Amnesty international et de la CriiRad, il sonne l’alarme encore une fois sur les dangers des radiations. Mon article pour le magazine Goodplanet.

Le visage de Dieu s’expose au Louvre

fabrique-saintes-images-louvreÀ défaut de le voir, on peut toujours le peindre. C’est toute l’idée que l’exposition « La fabrique des saintes images » présente jusqu’au 29 juin 2015 au musée du Louvre : un sujet d’autant plus pertinent compte tenu de l’actualité de ces dernières semaines, marquée par la destruction de plusieurs oeuvres jugées «impies. Au XVIème siècle, le christianisme n’y avait pas non plus échappé, l’iconoclasme protestant ayant contraint l’Eglise catholique à reconsidérer la représentation du sacré, si chère aux fidèles malgré l’interdit biblique du second commandement. « Tu ne feras point d’images » : qu’il l’ait voulu ou non, Dieu sait que son visage est désormais partout, de l’espace public jusqu’à l’intimité des étagères de salon. « Fabrique » : loin d’être anodin, le choix du titre fait écho aux premières représentations acheiropoïètes (non réalisées à la main, veuillez excuser ce terme barbare !) que le Christ a laissé derrière lui, immortalisées par le linceul ou l’empreinte de son pied à Jérusalem. Lire la suite

Dans les vapes

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Café-clope ? Maintenant, je vapote ! De toute ma vie de fumeuse, jamais je n’aurais cru un jour troquer mes bonnes vieilles cancerettes contre une e-cig de hipster. Et pourtant, tel est le cas. À croire que même nos habitudes les plus vicieuses peuvent partir en moins de temps qu’il n’en faut pour s’en griller une. En fumée. Lire la suite

Le Pressionnisme: de la rue au musée

pressionisme-pinacotheque-parisÇa, c’est de la bombe ! Si tout le monde a déjà eu l’occasion d’admirer des graffitis sur un mur, le Street Art reste encore un domaine bien obscur pour la scène artistique classique, à l’exception des grands noms comme Keith Haring ou Jean-Michel Basquiat. Injustement associé au tag, on n’en retient bien souvent que le saccage de l’espace urbain : car peu savent que depuis les années 70, des artistes créent en atelier une véritable production sur toile, loin de la rue et des tunnels de métro auxquels ils sont souvent cantonnés. Sans jamais relâcher la pression d’un seul cran. Lire la suite

Même les politiques ont un père

meme-les-politiques-ont-un-pere-emilie-lanezManquant, trop présent, ou tout simplement absent : même les politiques ont un père. C’est ce que rappelle le dernier ouvrage d‘Émilie Lanez dans lequel la journaliste livre une analyse inédite du rôle que les relations paternelles ont joué dans l’ascension de nos dirigeants, témoignages de leurs proches à l’appui. De Manuel Valls à Nicolas Sarkozy et en passant par Marine Le Pen, son enquête se penche sur plusieurs cas d’école dont les carences affectives n’ont fait qu’accroître l’appétit du pouvoir, comme si l’ambition politique servait à panser leurs blessures familiales. Par esprit de revanche, mais pas seulement. «À les écouter confier leurs souvenirs, les plus tendres comme les plus douloureux, il apparaît qu’aucun des politiques d’aujourd’hui n’est vraiment parvenu, même ceux qui font mine de le croire, à s’affranchir du père.» Quand Pal Sarkozy n’a de cesse de rabaisser son fils, on apprend que les petites blagues de François Hollande n’ont pour but, au fond, que de faire rire son père Georges, «un homme noir, si noir». La bonhomie comme contrepied.

«Tuer le père» pour s’extraire de son emprise ? Entre blessures narcissiques, admiration ou amertume, l’essai d’Emilie Lanez se garde pourtant bien de tirer des conclusions freudiennes hâtives, préférant ouvrir la voie à de nouvelles pistes de réflexion. Pour souligner que les grands fauves, eux aussi, peuvent être blessés ailleurs que dans l’arène politique.