L’ultime tabou

« Si c’était à refaire, je m’abstiendrai ». Alors que la maternité est souvent associée à un panel d’émotions positives, le dernier livre de Stéphanie Thomas lève le voile sur ces femmes qui regrettent d’avoir eu des enfants. « Mal de mères », aux éditions JC Lattès, propose ainsi une immersion fascinante à travers dix témoignages qui peuvent paraître plus étonnants les uns que les autres. L’auteure elle-même s’est dite « stupéfaite » lors de son investigation : « en tant que maman, je n’imaginais pas qu’un tel sentiment pouvait exister ! ». Et pourtant… son enquête prouve tout le contraire. Non sans difficultés. Car indicible et inaudible, c’est un sentiment dont on évite de parler à tout prix. Le plus étonnant étant que chacune des histoires est unique : entre regrets, recherche vaine d’un quelconque instinct maternel, culpabilité, honte, voire le sentiment d’être coincée… Ce livre a pu somme toute offrir la possibilité à ces femmes de s’exprimer sans crainte ni peur d’être jugées, en tout anonymat. Avec une volonté profonde d’humaniser leurs parcours de vie, en aidant à comprendre ce « regret de ce que l’on a ». Et ce que l’on aurait peut-être préféré ne pas avoir. Passionnant ouvrage, que l’on partage ou pas leur point de vue. 

La mélodie du bonheur

« Les bonnes poires », est-ce finalement ce que les femmes sont vraiment devenues ? C’est la question de taille que soulève Lucile Quillet dans son tout dernier livre, à la couverture aussi délicieuse que la pensée qu’elle y explicite. Fermer les yeux, faire des compromis en permanence, se faire belle pour les autres, et tout cela simplement « dans le but pour finir ensemble au sein d’un couple « avec la certitude d’acquérir ainsi le bonheur ? Comme s’il nous fallait quelqu’un d’autre pour se sentir accompli. Et cela vaut pour les deux sexes. Si fonder une famille ne fait plus partie des priorités de la nouvelle génération, la société nous a trop longtemps imposé une vision du monde assez stéréotypée : se marier, faire des gosses aussi vite que possible, être une bonne mère, une chère épouse, une excellente amante et une professionnelle compétente, sans oublier une ménagère exemplaire. Ça fait beaucoup à encaisser en toute honnêteté. Parlons concret : je ne suis pas une féministe de la première heure, mais je rejoins entièrement Lucile dans le cause qu’elle défend : dénoncer une idéologie qui nous chercherait à nous plier à ses propres règles. Permettez-moi de la citer : « Cette vision du monde impose ce sens à nos existences, et, de fait, les hiérarchise. » A bon entendeur.

La sagesse du pangolin

Ok alors à quelle vague de Covid en sommes nous ? A vrai dire on en a tous perdu le fil. Tant qu’à faire autant rigolons en avec ce bouquin en famille le cœur léger et détendu. Prenons donc exemple sur ce pangolin qui n’a rien fait à personne et qui se retrouve au cœur de cette épidémie qui n’en finit plus. Je ne crois même pas que nous en connaissions l’existence à ce jour jusqu’à ce que ça sente le moisi !

Somme toute. Joli petit ouvrage illustré ainsi qu’un brin sarcastique, qui plaira tant aux petits qu’aux adultes en ces temps incertains. Beaucoup d’humour et surtout de belles images à la clé ! A croire que cet adorable petit animal a beaucoup à nous apprendre. De quoi aussi dédramatiser cette situation qui nous pèse depuis plus d’un an. Souriez, même si vous n’êtes pas filmés, ça fait toujours du bien !

La tyrannie du choix

La crise de la Covid-19 aurait-elle complètement chamboulé nos modes de vie ? C’est le sujet dont s’empare le sociologue Jean-Claude Kaufmann dans son dernier ouvrage « C’est fatigant, la liberté » aux éditions de l’Observatoire. Il y analyse notamment comment l’élargissement continu de notre pouvoir de décision a fini par accumuler une surcharge mentale chez nombre de Français. La preuve en est : si certains ont vécu les périodes de confinement tel un oiseau dans une cage, d’autres y ont trouvé un certain confort dans le fait de se laisser aller, notamment en dormant davantage, en retrouvant du temps pour soi, faisant moins d’efforts vestimentaires ou tout simplement en prenant du plaisir à vivre à leur rythme. Le tout en profitant des siens, loin de l’agitation et des impératifs professionnels continus, sans avoir à décider constamment de tout par soi-même.

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Haters revolution

Les rageux du web, on en a déjà tous ou presque fait l’expérience après avoir lâché un commentaire – aussi modéré soit-il – sur les réseaux sociaux. Une vraie bataille de quéquéttes où chacun tient absolument à formuler son opinion, sans mesurer parfois le ridicule de ses propos. Ne parlons même pas de l’orthographe plus que douteuse de certains avis car le sujet mériterait un billet d’humeur à part entière. Je pourrais d’ailleurs en écrire tout un pavé. Lire la suite « Haters revolution »

Bon vent, 2020 !

Année de merde, Noël de merde. Surtout quand vous perdez un proche deux jours avant. Personne n’aura décidément été épargné par 2020, certains plus que d’autres malheureusement. Si l’on a envie de faire un gros fuck à cette année pourrie pour tourner la page, va-t-on pour autant se réveiller le lendemain dans un monde sans problèmes, sans Covid et sans encombres ? Rien n’est moins sûr. L’espoir fait vivre, mais le réalisme parfois même plus. Chienne de vie. Lire la suite « Bon vent, 2020 ! »

Reconfinée in Paris

Back to basics. Quelle serait la merveilleuse vie d’Emily si elle se retrouvait à nouveau confinée dans la capitale ? Ça, personne ne le sait en attendant la saison 2. Si la série du moment s’est attirée la foudre de bien des critiques en raison de son lot de clichés sur l’art de vivre à la française, personnellement je l’ai plutôt bien appréciée à sa juste valeur : un divertissement similaire à Sex and the City dont Darren Star raffole de toute évidence. Des Parisiens casse-pieds, accros aux croissants au même titre qu’au sexe sans oublier leur passion inégalée pour la cigarette et le vin ? Rien de plus banal et pourtant tellement vrai, surtout quand on vit dans un studio qui vaut deux voire trois fois son prix. Faut bien compenser comme on peut en l’absence d’espace vital. 

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Chienne de vie

Vous aussi en avez marre des arc-en-ciel et des licornes, et surtout de tous ceux qui sourient à la vie à pleines dents avec leurs mantras hyper-positifs sur les réseaux ? Bienvenue au club. Voici un beau petit projet de calendrier détonnant qui pourrait bien vous faire déculpabiliser, a coups de punchlines savamment dosées entre sarcasme et humour noir tout au long des 365 jours de l’année, histoire d’avoir toujours une bonne excuse pour éviter de vous surpasser. Ou pas. Lire la suite « Chienne de vie »

Simple Life

C’est ainsi qu’en son temps je me sentais dans la peau de Paris Hilton lors de mes séjours à la « datcha » ; comprenez, la maison de campagne de ma mère-grand à proximité de la banlieue de Moscou. Si enfant j’y ai vécu des moments carrément inoubliables, une fois devenue jeune adulte j’avais vraiment du mal à m’y retrouver plus de deux jours d’affilée. Entre les WC qui s’apparentent davantage à la « cabane au fond du jardin » et la douche chauffée à l’énergie solaire… comment dire… le besoin du confort citadin revenait vite au galop ! Et pourtant…

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Bis repetita

La seconde vague. On pourrait bien finir par se la prendre de plein fouet suite au relâchement relatif de certains d’entre nous, qui ont sans doute cru que le virus aurait prévu de prendre quelques congés cet été. Il n’en est pourtant rien puisque l’éventualité d’un second confinement n’est désormais plus une simple hypothèse, mais bien une réalité dans certains pays et particulièrement dans l’hémisphère sud, actuellement en plein hiver. De quoi nous montrer à quelle sauce on risque d’être mangé d’ici quatre mois. Pile-poil avant Noël, quel timing ! N’en déplaise à ceux qui ont pris un énorme bain de foule ce week-end pour l’apéro, sans masque évidemment mais très certainement avec une bonne paire d’œillères. Lire la suite « Bis repetita »