L’amour au second degré

jvv_illustration3« Chéri, il faut qu’on parle ». Métro, boulot, dodo puis vaisselle, ménage, repassage : qui aurait cru que la vie à deux serait si peu trépidante au quotidien ? Certainement pas Barbie, dont le sourire indécrochable ne déride pas même en plein sommeil. Sans doute le mutisme de Ken n’y est pas étranger, épargnant les « t’as encore claqué tout notre fric » et autres « moi je descends toujours les poubelles » redondants. C’est pour éviter ce genre de marronniers que de nombreux couples décident d’habiter chacun chez soi, réservant leurs moments de tendresse aux instants qui s’y prêtent pleinement. Vivre séparés, pour mieux se retrouver, par désir et non par automatisme. De quoi faire battre de l’aile le mythe du  « Grand Amour » ? Pas si sûr, car la passion aveugle ne dure qu’un temps avant d’atteindre sa date limite de consommation. Trois ans plus précisément à en croire Frédéric Beigbeder. 

Une fois les lunettes roses ôtées, personne ne nous aime « tel que l’on est », en train de s’épiler gracieusement le mollet ou avachi en jogging devant l’écran, bière à la main et rots à la clé. Le terme « tue l’amour » n’a d’ailleurs pas été inventé par hasard, car l’idéal nous veut beaux, entreprenants, drôles et pétillants de projets : tels qu’on l’était encore au stade de la séduction, avant que le toit commun ne mette fin au piment des débuts. Trêve d’hypocrisie, quand deux personnes s’engagent « pour le meilleur et pour le pire », elles espèrent secrètement que ce dernier n’arrivera jamais. Sinon pourquoi chercheraient-elles à « raviver la flamme » quelques années plus tard, avec cette même verve que préconisent les colonnes de la presse féminine ? Glamour à mort. En même temps qu’il a multiplié le choix des rencontres, le supermarché amoureux a revu notre seuil de tolérance à la baisse et rendu la concession difficile. Ce n’est peut-être pas plus mal. Car à y regarder de plus près, combien de cœurs ont fini brisés pour avoir brûlé les étapes trop vite, déchantant plus rapidement qu’ils ne s’étaient enflammés? Nul besoin de se hâter pour admirer la trivialité de l’autre. Surtout quand on sait que l’absence attise le désir, le manque se voulant le meilleur des aphrodisiaques.

Merci à Mélanie de Jeveuxvivre.com pour l’illustration.

81 réflexions sur « L’amour au second degré »

  1. C’est si vrai… Je suis assez d’accord. Je travaille a distance et ne profite de la vie à deux que les week end ce qui oblige a un effort commun pour rendre chaque moment fun. Sans regret quand je me compare à certains couples bidochons à mort après seulement 5 ans…

  2. Peut être qu’au bout de trois ans on découvre vraiment qui est l’autre mais de là à dire que c’est la fin de l’amour… C’est vrai que lors de la rencontre et de l’état euphorique qui s’ensuit on ne voit pas vraiment les petits trucs qui prendront des proportions agaçante au fil du temps.
    Mais si on estime que soi même on n’est pas toujours clean on peut admette que l’autre soit imparfait aussi.
    Le tout étant de voir « vieillir » son couple avec la volonté de rester en mode amour toujours et de se battre pour ça au quotidien..
    On a tous tendance à enfermer l’autre peu à peu dans des cases, il/elle est ceci, trop cela etc…on passe son temps à le critiquer et on perds la bienveillance à son égard. Tu ne comprendra donc jamais, patati patata, les incompréhension et toutes les vacheries qu’un couple s’envoi tendent à tirer la relation vers le bas et parfois le mieux qu’il puisse arriver c’est une rupture.
    Allons, battons nous contre le fléau du monotonisme, arrêtons de porter toutes nos attentes sur l’autre et agissons pour que chaque jour soit une fête.
    J’ai un peu de recul sur la question du couple avec 25 ans de vie commune avec mon chéri, on s’est aimé, détesté, désiré, déchiré, enlacé et on est toujours là, amoureux.
    Très bon article Polina.

  3. C’est très bien écris. En effet je pense que vivre ensemble ce n’est pas fait pour tout le monde, mais on est pas tous pareil. De mon côté, je vis depuis le début avec mon homme et ça se passe super bien, on fonctionne à deux. Je pense et j’espère que ça fonctionnera toujours aussi bien 🙂

  4. Frédéric Beigbeder est un crétin quand il dit que l’amour dure trois ans. L’amour dure ce qu’il dure…parfois 6 mois parfois toute une vie. On ne peut rien savoir à l’avance, c’est ce qui fait la beauté de la chose. Le « chacun chez soi » pourquoi pas mais à terme quelle fatigue ! Je me verrais mal sortir du travail et aller dormir chez mon ami puis repartir le lendemain (dans les mêmes vêtements, puisque je n’en ai que chez moi ?) au travail puis rentrer chez moi. Et on ferait comment avec le chat ? Garde partagée ?J’imagine que cela convient à ceux qui ont peur de l’engagement ? En ce qui me concerne, j’aime le quotidien que je ne vois pas comme un tue l’amour, bien au contraire, c’est le quotidien qui le renforce (mais je dois être une petite chanceuse, je veux bien l’admettre).

    1. Avant de taxer quelqu’un de crétin , il vaut mieux bien lire ce qu’il a écrit , et ce que Polina a sympathiquement retransmis  » A savoir que la passion aveugle ne dure que 3ans  » et non l’amour qui lui peut durer toute une vie, sans ne plus être passionnel !

      1. J’ai encore le droit de dire ce que je veux, merci. Et j’ai lu quasi tout Beigbeder pour info 🙂

  5. J’ai adoré cet article, il me parle énormément d’ailleurs, je pense que tous les couples sont différents, il n’y a pas un couple standard. Certaines personnes vont vouloir vivre ensemble et être en fusion, d’autres vont vouloir plus de liberté et avoir un « jardin secret ». Par contre je pense que rien n’est acquis, un couple ça se travaille, on ne peut pas laisser les choses se faire comme ça, il faut accepter que l’autre personne est différente, il faut pouvoir vivre avec ses qualités et ses défauts et l’aimer dans sa globalité. Moi je sais que je n’ai aucun problème à voir mon copain dans les bons jours comme dans les mauvais jours, mais par contre je ne supporterais pas qu’il se laisse aller.

  6. J’ai pris beaucoup de plaisir à lire votre article ou comme souvent, je me retrouve bien dans certaines images. Gros bisous et bonnes fêtes de pâques. Pascal (pardon pour ce laisser aller mais c’est Pâques)

  7. Ah, chère Polina tu prêches une convaincue 🙂 Le temps tue l’amour et le quotidien fait le reste.
    Bon, en plus poétique : « Il faut que l’air et la lumière passent entre deux êtres ». Khalil Gibran.
    Le chacun chez soi ne comporte que des avantages et bien évidemment, je ne parle que pour moi, trop éprise de ma liberté et de mon besoin d’indépendance. D’ailleurs, il est prouvé que les couples qui durent sont ceux où chacun sait bien vivre seul. Pas d’amour fusion, béquilles, dépendances, juste des en-vies.
    Et je me désole que cette façon de voir la vie a deux soit souvent assimilée à ne passer que des bons moments ensemble et s’éviter le pire. On peux aimer pleinement, entièrement, totalement, corps et âme, et partager ce pire aussi, être toujours là, quand l’autre en a besoin mais pas par obligation.

  8. Même en vivant sous le même toit, il y a je pense tellement de manières de se « quitter pour mieux se retrouver ». Ne serait-ce qu’en s’accordant du temps à soi et en menant de temps en temps des activités à part 🙂

  9. La vie à deux, c’est un parti pris. Vivre en couple c’est forcément un peu se perdre (et faire des enfants, je te raconte pas…), il faut être prêt à ça… mais on y gagne tellement aussi, le chemin qu’on peut faire avec l’autre est magnifique.

  10. J’ai adoré lire cet article
    J’ai eu cette conversation avec un ami une fois
    Il m’a regardé et il m’a dit fais gaffe l’amour dure trois ans et pour toi c’est bientôt
    Je lui accorde : c’est une véritable étape
    Cela dit, je trouve ça bien de se prendre un peu la tête, de mettre les points sur les I, de se laisser des libertés (lui avec ses potes, moi les miens) car c’est comme ça qu’on arrive à la fin parfois
    Les concessions, c’est ça les clefs de la réussite ❤

  11. je suis totalement d’accord avec toi!
    Il faut faire attention au quotidien et avoir tout le temps des petites attentions pour l’autre.
    Si le travail de reconquête peut être long.

  12. article très bien écrit (comme d’habitude) mettant en avant un problème existentielle, l’amour, la passion et l’absence de passion surtout.
    Moi je pense que je n’aurai jamais cette « désillusion » car après avoir choisi chacun de mes chéri par « passion » j’ai ensuite choisi le dernier par « raison »
    ohhh il le sait, d’ailleurs c’est lui à la base qui m’a choisi, et je n’aurai dui coup pas ce sentiment que ça y est je me réveille de ma passion et je le vois tel qu’il est car je le vois déjà tel qu’il est

  13. Merci pour ton petit moment sur le blog, ça fait vraiment plaisir ! Ainsi, je découvre ton blog écrit avec une si belle plume franchement bravo il ne me reste plus qu’à lire tous les autres 🙂 Belle soirée à toi, à très vite.

  14. Personnellement j’ai vraiment besoin d’espace et de liberté, donc c’est vital pour mes relations de ne pas être trop collé l’un à l’autre donc habiter avec… Pas envisageable pour le moment. Je suis jeune, ça changera probablement 🙂 En tout cas, article très intéressant, je me demande d’où l’inspiration te vient 🙂

  15. Il est vrai qu’au départ, on idéalise l’amour…Beigbeder n’a pas tort…J’aurai plutôt dis 2 ans niveau passion amoureuse, après toujours le schéma classique.

    A refaire ? Je pense que j’aurai misé sur l’indépendance, pour mieux se manquer, se retrouver.

    Excellent sujet Polina…

  16. Je suis un peu comme toi (j’ai lu le commentaire que tu as laissé plus haut), ça parait bizarre pour beaucoup de gens mais avoir sa bulle privée, pouvoir prendre l’air pour mieux revenir, c’est vraiment important à mon humble avis.

  17. vivre sous le même toit ne veut pas dire traîner un gros boulet à vie! L le boulet peut être un peu plus petit, et la chaîne plus grande 😉 .La vie à deux , si elle arrive naturellement, se passe aussi le plus naturellement possible, sans s’en rendre compte et sans se poser de questions. Et ç’est là que chacun acquiert sa liberté, en étant soi-même, pas tout le temps sous son meilleur jour, mais en laissant tomber les barrières et et cessant d’être dans le contrôle de son image H24. Si c’est qu’une histoire d’épilation ou de rot, au bout de 11 ans par exemple, je n’ai jamais infligé cela à mon mari! peut-être j’y viendrai un jour ;))) D’autres sentiments que la passion naissent, et c’est ça qui est bon. Maintenant, chacun est différent, et il faut le concevoir, chacun rêve de mille vies qui ne sont pas siennes, on essaie de faire au mieux et c’est déjà pas mal!

  18. Il est très joli ton nouveau design de blog ! Pour ma part, vivre en couple représentait un vrai challenge, je ne suis pas facile à vivre …

  19. Chacun vit comme il l’entend! J’aime les deux idées : vivre à deux sous le même toit et vivre séparément tout en étant ensemble. C’est une question de feeling!

  20. Oui c’est difficile et il faut faire des concessions, mais la vie, la vraie ce n’est pas celle des séries télé avec des couples parfaits sans poubelle, ni fatigue en rentrant du boulot
    J’ai l’impression que certains couples ont idéalisé leur vie à deux
    Ce qui ne veut pas dire qu’il faut tout accepter résignée, le dialogue est souvent la clé de beaucoup de tensions …

  21. je suis pour le couple sous le même toit, je suis pour le partage du meilleur et du pire, je suis pour les souvenirs communs même s’ils ne sont pas toujours roses, je suis pour les concessions quand elles ne sont pas toujours faites par la même personne, je suis pour les efforts pour faire perdurer son couple, je suis pour l’amour toujours et en tout cas, je suis pour ne pas baisser les bras dès le premier obstacle…

  22. Je pense qu’il ne faut pas forcément voir les choses de cette façon, évidemment que la routine fait diminuer la passion,que le couple se résume à un quotidien au final.
    Mais je vois le couple qui réussit comme deux individualités: que chacun ait ses projets, ses passions, ses défis et se retrouve pour des projets communs. Et je pense que le sexe et la tendresse sont les moteurs du couple. Il faut être capable de repousser ses limites, d’aller de l’avant dans sa couple et en tant que personne.

  23. Garder son indépendance et voir son Chéri de temps en temps me semble très attrayant mais je mettrais deux bémols 1) cela implique de payer deux loyers (oui je sais pas très glamour mais la réalité est là hélas) 2) il faut avoir une confiance aveugle l’un et l’autre pour ne pas tomber dans les affres de la jalousie! J’ai rencontré le deuxième homme de ma vie sur le tard et nous vivons ensemble depuis 9 ans, je ne m’imagine pas vivre loin de lui au quotidien…. Mais c’est très personnel et je comprends parfaitement les couples qui font un autre choix! Encore une fois tu as fait mouche avec ce bel article!

  24. Le plus important est que l’un et l’autre soient heureux, certains vivent un amour fusionnel, petit-déjeunent, déjeunent, dinent, travaillent et dorment ensemble. D’autres préfèrent se créer un petit jardin d’indépendance, bonjour mon amour, je reviens tard, je sors avec mes copines. Puis d’autres aiment la vie à deux mais chacun chez soi. Le plus important dans tout ça? Etre heureux. Chaque couple a sa propre recette, les gateaux peuvent tous être bons même si les ingrédients diffèrent. Bisous bisous Polina. Bee

  25. si on s’aime on a pas a faire de concession car on s’apprecie, si on commence a faire des trucs des machins c’est que ya un ti probleme, normalement l’amour c’est aimer l’autre pour ce qu’il est,
    donc si on se sépare et qu’on se retrouve, ba c’est pas trop l’amour, disons qu’on active le plaisir de se revoir,
    en fait moi je pense qu’on se leurre desfois, on croit aimer, et c’est autre chose, on est attaché a la personne certes, mais desfois on va trop vite dans le mariage, c’est pour cela qu’on dit qu’on peut aimer plusieurs personnes dans la vie, et un jour on trouve peut etre son double sa moitié son alter ego,
    bon, ba voila
    mais en fait que les gens soient heureux c’est le principal et qu’ils s’arrangent à vivre comme ils l’entendent, dans les bisous les gentillesses, et surtout rester comme au premier jour, comme si c’etait un ou une inconnue, dire toujours, merci, excuses moi, s il te plait, rester toujours dans le respect l’ecoute et l’attention à l’autre,
    eviter la jalousie ou savoir rassurer, vivre avec l’autre mais en ayant ses passions ses activités differentes c’est bien, etre soi meme et etre aimé pour ce que l’on est,

    si un prince charmant, meme au stade crapaux me lit je veux bien lui faire un bisou pour lui oter son sort,
    pour l’instant je suis endormie sur mon lit,
    la fée néante m’a jeté aussi un sort
    bon Prince d’amour si tu me lis bonjour

  26. As tu vu ce film Polina  » La guerre des roses  » ( 89) sur la passion d’un couple qui se transforme en haine après une quinzaine d’années ! une comédie américaine à l’humour noir…

    😉

  27. Je me lance, tant pis pour le syndrome de la smugged married (mais je touche du bois très fort, là…superstitieuse moi? Pas du tout!), mais le quotidien ça aide aussi à cimenter son couple. Affronter les petits tracas de la vie, à deux, c’est important aussi, ça permet de les relativiser, d’en rire, de se disputer un peuplier mieux se réconcilier.

    1. Moi je suis assez nulle en amour mais je suis d’accord avec Pomdepin, le quotidien même s’il peut être parfois un peu lourd sert aussi à créer le couple.

  28. Oui, c’est difficile, oui, ça en vaut la peine… enfin, du nerf, jeunes génération! Découvrir l’autre comme personne d’autre ne le connait, apprendre à aimer un tout, et pas des détails, ça fait aussi partie du job, non? Partager, découvrir, apprendre, et ce qu’il y a à la clé vaut mille fois la flamme des débuts. Mais pour ça, encore faut-il avoir le courage de tenir bon.
    (oui oui je sais je parle comme une vieille réac, c’est la fin de la semaine…)

  29. C’est sur que la vie en couple demande des concessions! et malheureusement on ne peut pas être au top pour l’autre au quotidien (si quelqu’un y arrive donnez moi le secret!) car la vie est faire d’aléas (travail, soucis, santé, tracas). Mais il faut arriver à trouver le bon équilibre et être patient…
    Sympa ta photo!

  30. Je suis totalement à l’opposé de cette tendance du chacun chez soi. Je trouve que l’amour c’est le partage, l’entente, la compréhension et la tendresse. Depuis 14 ans je suis avec le même homme et chaque nuit ou jour que nous ne partageons pas ensemble (très très rares) est fâde et sans aucun sens. Je pense sincèrement que cette tendance est un bon plan pour la société de consommation parce qu’elle nous rend égoîste et autocentré. Rien de mieux pour devenir du bétail consommateur. Briser tout rêve de beauté et d’entraide dans la famille; c’en est fait avec le « divorce – drive » (c’est devenu tellement facile et courant le divorce de nos jours, pourquoi essayer de sauver son couple, hein?) et bien maintenant attaquons-nous au couple et à l’amour. C’est vrai que l’amour ne s’achetant pas… Il n’intéresse personne de le mettre à la mode. Quand en aurons-nous assez de nous centrer uniquement sur notre petit bonheur perso? En outre le livre de Beigbeder est assez drôle, mais ce type n’est pas un génie visionnaire. Juste un bon communiquant (c’est son boulot après tout), alors ne lui donnont pas une place de philosophe par pitié.
    NB : Ta nouvelle maquette est très chouette!

  31. Si le choix était facile…La cohabitation est difficile et demande beaucoup de concessions, certes, et la vie au quotidien n’est pas toujours une vie de rêve, certes encore. Mais lorsque nous voyons les couples d’aujourd’hui qui vivent une vie bien plus libre que nous dans nos plus jeunes années, ils n’ont pas l’air plus épanouis que ça, sans parler des singles qui se retrouvent seuls, parce qu’ils ont tellement revendiqué leur indépendance…
    Alors cohabitation oui, mais avec quelques moments de liberté de voyage, de sortie, d’une indépendance intellectuelle pour mieux se retrouver.
    Toutes ces réflexions ne concernent que les couples sans enfants !

  32. Tiens, ta photo est de retour! Cohabitation/non-cohabitation, j’ai tout essayé. Pour la 2ème, il faut un niveau de vie supérieur, une bonne organisation, ne pas être trop loin de l’autre et finalement on n’est pas si libre qu’on le pense. Pour la 1ère, il faut de la patience. Financièrement c’est plus agréable. J’ai des amis au couple très fusionnel (ils prennent même leur douche ensemble) et d’autres qui, pour des raisons ou d’autres, arrivent à vivre seuls à temps partiel. Aujourd’hui, je ne voudrais plus de cohabitation! Et toi? Tu ne dis pas ton choix du moment?

      1. Ha ! Déjà, je tiens à préciser que ce n’est pas par hasard si le titre comporte un « second degré », à bon entendeur… 🙂
        Pour répondre à la question et sans prendre de parti (que chacun fasse comme bon lui semble), je préfère pour l’instant garder mon indépendance et mon espace privé pour mieux respecter celui de l’autre. Ca ne veut pas dire que je ne changerais pas d’avis, mais je tiens trop au luxe que me procurent certains moments de solitude et de calme, sans lesquels je ne me sentirais pas aussi épanouie qu’aujourd’hui. Un peu comme les chats, j’ai besoin « d’air » pour mieux revenir.

  33. D’accord avec Bistroman, pas sûr que la thèse de l’ami Beigbeder ne soit à ce point irréfutable. De même que la formule classique du couple sous le même toit ne constitue en rien un dogme. A chacun son trip finalement. Chacun chez soi pour traîner en « marcel » ou ruiner un pot entier de nutella affalée les yeux dans le vide ? Pourquoi pas. Les professionnels de l’immobilier s’en frottent déjà les mains… Peut-être pas ceux du matériel de puériculture. Ah, ce vieux débat sur les concessions et les compromis ! Il y a quand même du bon je trouve dans cette cohabitation où chacun, contrairement à ce que l’on veut bien nous dire, est quand même obligé de prendre sur lui plus souvent qu’il ne le voudrait. Et par là, de conserver une certaine « rectitude intérieure ». Mais bon, je suis peut-être un dinosaure. Ou juste déjà un « daron »… Mais oui, parfois je l’avoue, je ferais bien comme Lucchini dans « Les femmes du 6e étage » : prendre une petite chambre de bonne quelque temps 😉

  34. ton post me parle, tout évolue, l’amour n’y échappe pas.
    Nous évoluons tous et c’est surtout comment nous acceptons que l’autre évolue, notre propre évolution est souvent normale pour nous même, mais si l’autre évolue d’une manière qui ne nous plait pas, là naissent les problèmes.

    ton post m’a fait penser au poéme de kiepling (certes le poeme s’adresse a un garçon, mais finalement n’est-ce pas unisexe)
    http://www.imagesetmots.fr/pages/litterature/poeme_kipling.htm

  35. Précision :  » DLC  » c’est quoi ?

    Oui pour vivre séparé ensemble. Pourquoi tout partager ? On a déjà tant à faire avec soi-même. Et puis on garde ainsi une certaine indépendance, car un couple ce n’est pas, selon moi, deux personnes qui se fondent l’un et l’autre mais plus deux personnes qui s’accommodent l’un de l’autre dans l’harmonie et le respect des besoins de chacun.

      1. Merci ! T’es vraiment sympa. D’ailleurs, là je suis sur ton blog photo pendant que j’écris – coïncidence marrante ! 365 jours = 365 photos ! Impressionnant.

        Je réponds ici car quand je vois 111 commentaires, ça me fait… un peu peur.

  36. Tu ne précises pas qui fait les courses au début de l’article… Si tu m’avais épousé, tu n’aurais plus ce souci (je parle seulement du supermarché, je fais pas la lessive quand même. Faut pas déconner) mais tu en aurais quelques autres. Chacun ses défauts…
    Frédéric Beigbeder détient-il vraiment la vérité universelle ?

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