Sociologie de la plage

sociologie de la plageDu lavabo a l’écarlate en moins d’une demi-journée. La double humiliation dont tout le monde se passerait bien en débarquant sur la côte, surtout après avoir bataillé tout l’été contre le complexe du maillot. À chaque jour suffit sa peine, et à la plage son lot de bourrelets. Noyé dans la masse de cet étalage de chair, à peine osez-vous tomber la chemise que le sosie de James Bond sort de l’eau pour vous ramener à votre condition de simple mortel, condamné au SPF puissance max au risque de finir écrevisse. La classe.

Cheveux au vent, la démarche assurée : lui, personne ne l’éclabousse. Pas même les volleyeurs ni les projectiles de sable lancés par les enfants, dont le point de chute se trouve immanquablement sur votre serviette flambant neuve. Quel chic. Surtout quand vous venez de vous tartiner de monoï, avec un contorsionnisme digne d’un grand maître yogi. Aubaine inespérée de secourir la demoiselle en détresse ? Le voisin appréciera, depuis le temps qu’il vous colle alors que la plage est vide (pour une fois). Des mateurs professionnels à l’homme phoque et en passant par le vendeur de churros, les spécimens marins ne manquent pas dans l’art gâcher le plaisir. En vous détournant de votre préoccupation principale : rentrer hâlée sans cramer. Quand bien même vous avez – volontairement – oublié vos lectures à l’hôtel pour lézarder en mode veille, ouvrez l’œil : la plage est un microcosme digne du plus loufoque des zoos, une comédie humaine à ciel ouvert n’ayant rien à envier aux téléréalités de l’été.

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70 réflexions au sujet de « Sociologie de la plage »

  1. ça faisait longtemps que je n’étais pas passé par ici… & je crois que ça m’avait manqué 🙂 excellente description
    J’aime pas trop perdre du temps sur une serviette, ou me bruler les pieds sur le sable ou exhiber mes bourrelets. J’aime pas non plus slalomer entre les glacières, les ballons & encore moins entre les parasols tropico.
    Et la plage cet été à Bali, c’était aux aurores, pour les surfeurs.
    Bref, j’me dis que quand même… j’ai du loupé un tas de choses croustillantes!

  2. J’adore ta dernière phrase Polina !
    Je ne suis pas très plage, tous agglutinés les uns sur les autres, ce n’est décidément pas mon truc d’autant plus que le sable est mon pire ennemi !

  3. J’aime bien la plage et ton illustration. J’arrive tout juste de Croatie et j,ai trouvé très intéressant de voir à quel point les plages d’Europe (et les utilisateurs) peuvent être différents qu’en Amérique… Les complexes ne semblent pas se vivre de la même façon!

  4. juste pour te dire que j ai un gros blem niveau outlook, je n ai plus d avis de nouveaux billets des amis blogueurs, du coup je vois pas leur nouveauté, raison de mon silence, santé, mais ensuite j’ai voulut m y remettre et niet, je n ai plus rien ds ma boite mail,
    je sais pas quoi faire, j’ai ecrit a wordpress et attend reponse outlook qui arrive pas
    bises

  5. C’est vrai que, même sur ma plage normande où il y a peu d’Apollon et de Vénus, j’ai plus souvent l’oeil et l’oreille qui trainent autour de moi que sur mon livre (oui, je lis les livres aussi avec les oreilles!). Bon lundi!

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