Pourquoi faire simple ?

Dedale_histoires de voir _emmanuelle

Dure, la vie est dure: surtout quand on excelle dans l’art de vouloir la compliquer à tout prix. Voilà un trait de caractère qui m’insupporte et dont j’ai pourtant bien du mal à me défaire : ce qui, pour ne rien gâcher, rend les choses encore plus difficiles qu’elles ne le sont. Imaginez le casse-tête. Quand certains adorent s’encombrer de bibelots inutiles (quitte à transformer leur studio en foir’fouille), d’autres se meurtrissent à coups d’impératifs et d’«il faut», quitte à finir noyé dans un verre d’eau. À moitié vide, de surcroît. 

Trop de stress, d’agitation, de détails et de complications, que beaucoup survolent sans effort alors que je m’y perds aveuglément. Triste sort. Si chacun d’entre nous n’aspire qu’à se simplifier l’existence, souvent c’est le résultat inverse qui se produit. Ce n’est pas faute de volonté, de contrôle ou de maîtrise : à croire que l’excès de zèle pave l’enfer au même titre que les bonnes intentions. Ce souci de perfection est d’ailleurs le nœud du problème. À force de vouloir tout prévoir pour éviter les pépins, combien d’entre nous ont fini étouffés ? Alors respirons un bon coup plutôt que de cogiter : jamais je n’aurais cru qu’il serait si simple de faire compliqué. 

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46 réflexions sur « Pourquoi faire simple ? »

  1. Je me reconnais un peu dans ton descriptif ! Parfois, je me complique bien la vie pour rien d’autant plus que j’ai des petites manies qui sont bien embarrassantes et qui me font perdre du temps ! 🙂

  2. ahahhaha mais comme je visualise cette experience partagée ou constatée, mais tout ça c »était avant, car maintenant rien ne compte plus que le moment présent 🙂 le reste ADVIENNE QUE POURRA ;p

  3. Je ne crois pas être dans un contrôle permanent, mais ça ne m’empêche pas de stresser ^^

  4. Je suis également de celles qui peinent à lâcher prise…au risque de passer à côté de l’ici et maintenant.
    A être constamment dans l’anticipation et la réflexion, j’ai souvent l’impression d’être incapable de savourer le moment présent, trop préoccupée par demain !
    En tout cas, merci de me faire méditer sur le sujet 😉
    (et mince…encore des cogitations en prévision !)

  5. Réflexion tellement juste, on cherche le simple mais on finit par avoir des existences complexes, sans doute la nature humaine qui a tendance à s’ennuyer quand tout va bien et à se faire du mal.

    Trouver le juste milieu entre les désirs incessants des choses que nous n’avons pas et celle de la conscience de la chance que nous avons de posséder ce que nous avons… Sans doute vrai en théorie, plus compliqué en pratique.

    Lana

  6. Ah moi aussi j’ai un peu tendance à stresser pour tout, à vouloir tout contrôler … parfois ça fait du bien de souffler un bon coup et de laisser juste les choses aller !

  7. Aha ! Une partie de moi s’identifie beaucoup à ce qui est dit dans cet article….
    Maintenant je sais qu’on peut remplacer les « il faut » par  » j’ai envie de… ». C’est tout un apprentissage, et ça vaut totalement le coup.

    PS : j’adore la finesse de ton écriture ! Ce n’est pas par hasard que tu es journaliste
    Hâte de te voir. Des bises

  8. Je comprends tellement! Je suis tout le temps en train de me compliquer la vie, en train de me poser des millions de questions pour rien. Ça gâche la vie et c’est dur de s’en défaire… Bises, à bientôt

  9. Un article que j’ai lu en retenant mon souffle tellement j’étais prise dans ce tourbillon complexe ! Mais je suis rassurée : les perfectionnistes finiront noyés et tous les autres brûleront en enfer ! On pourra enfin respirer…

  10. Le jour où j’ai compris que la perfection n’était pas de ce monde, et qu’en plus, derrière ce désir de tout contrôler se cache toujours une peur, je suis tellement plus sereine

  11. Pourquoi anticiper les problèmes, les tracas, les soucis ?
    Etre ici et maintenant et pas déjà demain
    c’est une méthode que je m’applique au quotidien et qui me permet de ne pas fabriquer de stress inutile
    Bises

  12. Hello Polina,
    Je suis bien d’accord avec toi!! J’essaie toujours de faire au plus simple, mais parfois dans mes relations avec les autres, cela devient vite compliqué, et j’ai tendance à me poser beaucoup trop de questions (c’est mon mec qui me le dit!! ^^).
    Merci pour ton article, et bonne soirée à toi. ♥

  13. C’est à ça que les vacances ont du bon ! Ca remet les pensules à l’heure et recentre sur l’essentiel … mais, chez moi en tout cas, ça ne dure jamais assez longtemps !

  14. Je suis du genre compliquée qui complique tout ! Imagine la patience de mon mec, de mes amis ! Je le dis souvent : c’est pas facile d’être moi alors quand d’autres se retrouvent dans mes baskets (ou moi dans les tiennes), ça fait du bien ! La facilité… très peu pour moi ! ahahah

  15. c’est bien Polina de prendre un autre chemin que celui de la facilité , d’essayer de très joliment faire les choses que l’on aime faire , après on est content de soi d’avoir réussi son œuvre !
    Mais quant il s’agit de trucs que l’on a pas du tout envie de faire alors là c’est une autre paire de manches et le perfectionnisme moi je le laisse tomber 😀

  16. Quelle jolie chute.
    Une vie réussie, c’est celle où l’on accepte que la contingence existe, celle où on sait que parfois, on se cassera la gueule, ou que les choses ne se passeront pas du tout comme on l’avais prévu.
    Les enfants sont une très belle leçon de vie dans ces domaines.
    Bises ma belle, et puis, cool-raoul (l’expression de beauf, Foir’Fouilles toussa )

  17. Je t’assure que Perfectionnisme et Lâcher-prise peuvent se marier avec bonheur, pour peu qu’on parle de ménage à trois avec une Dominatrix incontournable: Miss Priorités. La dame est imparable, elle mène les deux autres à la baguette.

  18. je veux tout contrôler, mais je sais très bien que ça ne peut pas le faire tout le temps…. ahlala, le cerveau humain est complexe, j’aimerais être zen comme un bouddha!
    flo
    jaivoulutester.over-blog.com

  19. C’est exactement ça : à force de vouloir tout bien faire on peut vite se retrouver noyé, perdu, totalement emprisonné dans un cercle infernal, et c’est tellement dommage.
    Je pense que cet article traite d’une tendance fort répandue et c’est intéressant, encore une fois, que tu aies choisi d’aborder ce sujet ici.
    Bises

  20. Ah oui, je connais bien le syndrome de la complication à outrance. J’aimerais beaucoup m’en débarrasser ! Merci pour cet article, toujours aussi bien écrit 🙂

  21. On se retrouve dans ces mots – qu’est ce qu’on s’enquiquine du matin au soir, les choses simples deviennent compliquées ! Si vous avez trouvé une solution, on compte sur vous pour nous la donner !

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