De l’importance de lire les étiquettes 

Tout est dans le titre. Si je suis la première à scruter les ingrédients chelou planqués sur le dos des produits vendus en supermarché, une fois en cuisine je suis plutôt du genre à improviser et libérer mon esprit créatif. Parfois même un peu trop, quitte à m’affranchir de la recette. Ma dernière expérience – pour le moins épicée – m’a pourtant prouvé qu’un simple coup d’oeil aurait pu m’éviter le fiasco total. Mais j’ai persisté dans ma connerie, trop sûre de moi pour m’arrêter en si bon chemin.

Confortée par mes essais précédents, j’ai décidé de tester un nouveau mélange acheté en Italie cet été pour sublimer la sauce de mes pasta… en sautant bien sûr la case « lire la notice », indigne de la Mamma italienne qui venait de se réveiller en moi ! Alors qu’une seule minute de lecture aurait suffit pour comprendre qu’il fallait avoir la main TRES légère sur le piment. Oui mais non : car la Mamma généreuse aime abuser des bonnes choses. Soit deux cuillères à soupe au lieu d’une cuillère à café à diluer pour quatre personnes. Je vous laisse imaginer le tableau. 

Résultat : cauchemar en cuisine. Car ce qui devait être au départ un plaisant moyen de prolonger les vacances s’est transformé en incendie gustatif qu’aucun plat indien ne pourrait égaler. Plutôt Bombay que Venise, comme délire. Autant d’efforts pour passer encore une heure à essayer de rattraper le coup, via des expérimentations qui m’auraient éjectée de Top chef à grands coups de casseroles dès la première manche. Voilà pour l’histoire. La seule morale à en tirer – car il faut bien transformer ses échecs en leçons, parait-il – est de prendre le temps désormais de s’informer pour ne pas finir en jus de boudin. Et ça ne vaut pas qu’en cuisine, puisque le diable se cache dans les détails : à savoir dans toutes les étiquettes de nos jours. Produits de beauté, médicaments, textiles et condiments : tous sont truffés d’instructions que l’on zappe systématiquement pour s’en mordre les doigts plus tard. Même schéma quand on se rend compte que le pull fraichement sorti du lave-linge vient de perdre trois tailles. Dommage. Et si le doute persiste, appelez votre mère. Elle, elle saura toujours quoi faire. 

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31 réflexions sur « De l’importance de lire les étiquettes  »

  1. Excellent post ! Il est vrai que nous passons notre temps à faire les choses sans prendre le temps de lire les étiquettes et notices. Personnellement, je ne me risque pas à la cuisine mais suis passée professionnelle dans l’art de taper sur un appareil qui ne fonctionne pas en ronchonnant pendant des heures alors que quelques minutes de lecture m’auraient évité l’énervement ! Bises 🙂

  2. J’allais dire comme Vassili: d’abord, cuisiner en goutant régulièrement, et pour éteindre le feu du piment, le lait est parfait.
    Moi, lire les étiquettes, ça me fait plutôt rire car il est souvent question de choses/ actions cocasses.

  3. Hello ma belle !
    C’est vrai, on ne le fait pas souvent et pourtant il faut lire les étiquettes. J’essaye de le faire de plus en plus maintenant (surtout depuis que je suis végétarienne). Et je suis totalement d’accord : Mother knows best ! 😉
    Bisous

  4. Tant de longues minutes passées à rattraper les secondes de lecture économisées … le drame de ma vie !

  5. J’ai aussi un peu trop tendance à improviser en cuisine et ça me joue des tours. J’essaie sans succès de faire du pain sans gluten pour mon fils (intolérant, je précise) depuis un moment et mon dernier fiasco est un pain à la farine de châtaigne et de sarrasin (soyons fous) qui a refusé de lever. Mon mari l’a mangé stoïquement mais il avait comme un poids sur l’estomac ! 😀

  6. Tu m’as fait trop rire, je fais tout au pif alors j’ai fait la même expérience que toi mais avec du poivre qui était extrêmement fort le chéri s’en souvient encore :p
    Biz jeny

  7. Comme je te comprends je déteste être obligée de lire une notice, une liste, ou autres recommandations C’est comme ça que tu te retrouves aussi avec un truc dans ta poêle qui semble avoir une allure bizarre évidement renseignements pris c’était dans ta friteuse qu ‘il était attendu !
    Bises

  8. Au fait, un truc tout bête quand c’est trop épicé.
    Le lait.
    A boire une fois que le mal est fait.
    Ou à mettre dans le plat ( sous forme de crème fraîche si on ne veut pas trop délayer la sauce ) quand on se rend compte du danger à temps.
    Encore un truc de ma mère dont je regrette bien, entre autres, mes trois plats préférés qu’elle me faisait : son Koulibiac de Saumon, sa Paskha qu’elle faisait dans un pot de fleur (« Pour lui donner une forme de chapeau de tzar ») et son incomparable mignon de boeuf aux truffes en croûte sauce aux morilles ( Attention ! A faire en parts individuelles) Quant à ma grand-mère elle me faisait des sortes de Knödel vertes probablement au persil à la sauce tomates que même ma mère n’arrivait pas à refaire.

  9. Ma mère et surtout ma grand-mère, qui vivaient à des époques où les étiquettes n’existaient pas trop, vous auraient dit que rien ne vaut le fait de goûter au fur et à mesure. Surtout lorsqu’on teste un ingrédient nouveau. 🙂

    Je me demande ce qui aurait dû être marqué sur l’étiquette de la bête le jour où ma grand-mère avait ramené du marché et décapité un poulet vivant dont le corps, à ma grande frayeur d’enfant, continuait de tourner en courant un instant sans tête dans la cuisine… Et dans mon souvenir, j’entends encore, ce qui est logiquement impossible, le cri de la tête du poulet dans la main de ma grand-mère. Mais je crois que de fait c’est moi qui hurlait de frayeur 😉

    Au fait, pour les piments il y a une unité de mesure scientifique : l’échelle de Scoville.
    Cela va de 100 à 1 463 700 pour un des piments les plus forts du monde que j’ai goûtés : le Trinidad moruga scorpion.
    Mais ce n’est pas toujours marqué sur les étiquettes 🙂

  10. L’importance de lire les étiquettes
    Tu m’étonnes
    C’est pourquoi je ne fais plus mes courses en supermarché
    Du coup, si Dagobert faisait de même; tu verrais qu’il aurait d’autant plus le sens de l’étiquette 😉

  11. Oui mais si on commence à lire les étiquettes, il faut des lunettes. Et puis ensuite les conditions générales de vente en faisant super gaffe aux petits astérisques qui réduisent à peau de chagrin les offres alléchantes qu’on pensait avoir déniché. Cette mésaventure, c’est l’arbuste qui cache l’Amazonie.
    Excellent dessin d’Emmanuelle, vous faites un super équipe toutes les deux.

  12. Haha, souvent s’affranchir des étiquettes est une bonne chose, mais pas toujours, comme tu le démontres ^^ hier j’ai fait une tarte au chocolat, persuadée de me rappeler de la recette, j’ai tout fait sans la relire, résultat j’ai oublié de précuire la pâte, j’ai mis moitié moins de beurre, j’ai oublié 3 jaunes d’oeufs, j’ai oublié le sucre, ajouté de la crème fraiche, je n’ai relu tout ca qu’après coup quand il était trop tard mais coup de bol, cette fois c’etait super bon :p

  13. Coucou ma belle !!!!
    Haha ma pauvre ça a du beaucoup brulé la bouche xD
    C’est vrai qu’on prends toujours le temps de lire les étiquettes mais après ton article je ferai plus attention c’est sur 😛
    Bisous ❤

  14. Excès de confiance ménagère … ça me connait aussi 😉
    PS : nul doute que ce dîner restera beaucoup plus inoubliable que d’autres !!!

  15. ça me rappelle les expérimentations culinaires de notre ancien locataire ; ) il a aussi appris sa leçon avec le piment! Une chose est sûre, tu auras mis le feu ce soir-là et tes convives s’en souviendront 😉

  16. Hors étiquette, il y a les prodigues et il y a les pincés. Perso, j’aime bien cette naturelle générosité des Mamma. Bref, ne change rien à ta spontanéité ! Et tant pis si ça pique 😉

  17. Tu as raison, mais, pour donner du sens à la sérendipité et aux merveilleuses découvertes dues au hasard de certaines « erreurs », il faut bien, de temps en temps, de petits dérapages 😉 Le « Plutôt Bombay que Venise » m’a fait rire… et tant pis si tu penses que je me ris de la misère des autres ;)))

  18. Mamma italienne 😂😂 mais non Polina toi tu es la sirène des cuisines ! Ça me donne envie de manger de la pasta ton histoire. Mais sans la sauce

  19. A toutes fins utiles, je te signale que l’étiquette, aussi appelée bienséance, est un ensemble de règles, de normes sociales, appelées « bonnes manières » qui gouvernent le comportement en société.
    On peut échauffer ses invités en fin de repas mais pas leur flamber la bouche dès la première bouchée. 😉

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