Margiela, les années Hermès

Voilà un relooking luxueux que vient de s’offrir le Musée des Arts décoratifs de Paris. Pour la première fois en France et jusqu’au 2 septembre, l’établissement consacre une exposition au travail que le mythique créateur belge a produit pour l’une des plus belles maisons françaises, Hermès. Une collaboration aussi détonnante que la couleur identitaire de cette marque iconique.

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Les amateurs de frous-frous et de motifs fantaisie peuvent passer leur chemin. Car les productions de Margiela pour Hermès se situent radicalement aux antipodes du glamour tape à l’oeil que les marques italiennes avaient initié à l’époque. Au sein de la maison, le créateur impose très vite une signature à la fois minimaliste et contemporaine, jouant sur la structure ainsi que sur le volume des vêtements pour les rendre avant tout confortables pour celles qui les portent. Une vision avant-gardiste de la mode qui portera rapidement ses fruits, comme en témoignent les nombreuses boites orange qui ornent désormais les étagères des adeptes du style Hermès.

En bref : près d’une centaine de silhouettes accessoirisées retracent les collections imaginées par Martin Margiela pour la célèbre maison parisienne, au sein desquelles on retrouve ses fameuses références. Notamment la vareuse, la doublure ou encore le trikini, le tout accompagné de « Gestuelles », des vidéos confectionnées par le créateur en personne et représentant des ex-mannequins en train de porter puis défaire la pièce présentée. Une scénographie bien rodée qui permet de saisir les dessous du processus créatif de l’une des figures les plus influentes du prêt-à-porter féminin actuel, et dont les silhouettes Hermès dénotaient clairement de celles qu’il avait réalisées pour sa propre maison. Un dialogue envoûtant entre deux univers très distincts, que rappelle tout au long de l’exposition le contraste orange et blanc structurant le parcours. De quoi ressortir des Arts décoratifs avec une furieuse envie de shopping.

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5 réflexions sur « Margiela, les années Hermès »

  1. Il est clair que le trikini a été une sorte de libération pour la créativité des designers qui n’avaient pas autant de marge de manoeuvre avec le mono et le bikini. Il y a de quoi s’éclater et dans certains cas, il est même curieux de constater qu’on en montre plus en couvrant davantage le corps.

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