Paris au mois d’août

Paris sans touristes, c’est un peu comme un lundi au soleil : une chose qui n’arrive (presque) jamais. Sauf évidemment au mois d’août, lorsque la capitale s’octroie elle aussi quelque repos bien mérité. Et ça change tout. 

La preuve, les rues sont quasiment vides. Finies les terrasses bondées, les interminables queues à la boulangerie et la cohue en heure de pointe pour faire les courses. L’air urbain en deviendrait presque respirable ! On se croirait dans un village de vacances, les palmiers en moins, certes ; mais avouons que de décrocher un tête à tête avec la plus belle ville du monde, c’est déjà pas mal. C’est même la période idéale pour pouvoir enfin l’apprécier à sa juste valeur, et retrouver le regard émerveillé du « provincial » que l’on était il y a à peine dix ans. Fraîchement débarqué de son bled avec des étoiles plein les yeux. Avant de devenir la caricature de ce parisien blasé que tout le monde adore détester.

En août, Paris se vêtit de sa plus belle robe. Mais plus personne n’est là pour la voir. Quelle ironie. Moi non plus d’ailleurs, pianotant nonchalamment depuis le bord de mer avec une seule main, l’autre étant trop occupée à maintenir mon cocktail en équilibre. Il n’en reste pas moins que j’adore fantasmer de ce Paris vide dont je ne profite que trop peu. En y réfléchissant, pourquoi alors ne pas rentrer un jour ou deux en avance histoire de faire la transition en douceur avant la rentrée ? Car ce court laps de flottement ne ressemble que trop bien aux vacances : il passe toujours trop vite.

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10 réflexions sur « Paris au mois d’août »

  1. Je n’ai pas besoin de dire combien j’aime vos textes qui me parlent tant.
    Et j’avais fait immédiatement une réponse à celui-ci en envoyant ceci :

    Le son est mauvais je sais. Et puis j’avais le souvenir de cela :

    Ma mère m’avait raconté – vous voyez je n’arrive pas à juste dire un seul truc – que quand le film est sorti c’était sans doute l’année où il n’y avait plus de char à Paris parce que la guerre d’Algérie était « vraiment terminée » et que ce film marquait une respiration nouvelle d’un pays en paix.
    J’avais d’autres choses à dire, mais je vais me retenir…
    Sauf que oui mais en Août il y a pour moi trop de monde dans les grandes villes. À Strasbourg où j’habite, juste à côté de la Cathédrale dans la Vieille Ile je ne supporte plus les touristes.
    Alors en Août je vais en Bouriatie, dans mon Isba au Nord d’Oust-Bargouzine. Parce que je ne supporte pas non plus les touristes de l’autre côté du Baïkal dans l’Oblast d’Irkoutsk.
    Les Bouriates sont un peuple tranquille et ma maison est entre deux parcs protégés.
    Et voilà ! J’ai encore trop parlé !
    N’oubliez pas que vous êtes Russe !
    Depuis des années j’offre des livre d’Elena Arsenava qui habite à Paris depuis 1984. Ce sont des polars aussi bien que les Fred Vargas.
    Et j’ai encore trop parlé …
    Si vous ne connaissez pas les polars d’Arseneva. Les Aventures du Boyard Artem dans la RUS’ de Novgorod, je vous envoie le premier roman ; « Le Sceaux de Vladimir » Allez la voir ! Elle écrit en français et à 60 ans en juin.
    « Le Sceaux de Vladimir » c’est magique !
    En vous remerciant pour vos textes.

  2. Hello!
    Il m’est arrivée de prendre parfois mes vacances en Juin et Septembre juste pour profité de Paris aux grandes vacances 🙂 Et c’est vraiment très agréable de profiter des monuments, jardins, restos (et même transport en commun!) quand Paris est quasi vidée de ses habitants 🙂
    Bisous
    Mimi

  3. ah ben ici, c’est justement au mois d’août que c’est l’affluence (et je pèse mes mots / maux): tous les parisiens devaient être ici, ainsi que les touristes d’ailleurs.

  4. Paris au mois d’août, c’était la période de l’année que je préférais, je me souviens d’août 74, je travaillais à côté de la place de la Concorde, un pur bonheur.

  5. Nous avons visité Paris en mois d’août il y a quelques années, et en effet, on savoura pleinement de ce calme. Mais finalement, est-ce que c’est ça le vrai Paris ? Il n’y a pas que les touristes qui remplissent cette ville, mais tous ce monde qui court pour aller travailler, pour déjeuner à midi et rentrer le soir.
    Mais vous, les parisiens, vous avez tout à fait raison de profiter de ce calme pendant une journée, pendant que nous, les provinciaux, habitant au bord de la mer, nous nous posons la question quel apéro nous allons choisir…
    Courage pour la rentrée…

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