Le poison s’empare du Palais de la découverte

Que ceux qui ont décidé de vivre le grand frisson en 2019 foncent voir l’exposition la plus toxique de l’année au Palais de la découverte. Sobrement intitulée « poison », celle-ci plonge le visiteur au sein d’un concentré inédit d’espèces vivantes toutes plus dangereuses les unes que les autres… et ce en toute sécurité. Au programme : veuves noires, serpents, scorpions et autres bestioles rassemblés pour la première fois en France au sein d’un seul et même lieu. Leur point commun ? Tous secrètent du venin : une arme biologique idéale. 

Le poison a toujours fasciné l’humanité d’autant plus qu’il peut parfois se transformer en antidote. C’est ainsi que l’on apprend, entre deux terrariums, que certains venins bien utilisés pourraient prochainement apporter de nombreux progrès dans la médecine du futur. Celui du scorpion cubain a notamment été utilisé expérimentalement afin de détruire de façon sélective les cellules cancéreuses. Une substance aussi redoutable que précieuse, somme toute.

poison-bocaux

L’exposition fait également la part belle aux plantes et aux minéraux potentiellement menaçants pour l’homme. Arsenic, mercure, radium ou encore belladone : tous sont protégés par une vitrine et agrémentés de panneaux permettant d’en apprendre davantage à leur sujet. Connaissiez-vous par exemple la différence entre les espèces vénéneuses et venimeuses ? Dans le premier cas le poison est transmis passivement (par contact ou ingestion), alors que le second nécessite une piqûre ou une morsure. Autant d’explications qui rendent cette présentation aussi ludique que captivante pour petits et grands : à titre personnel je vous conseillerais plutôt d’y jeter un œil en matinée lorsque les visiteurs sont encore peu nombreux. Car ce serait dommage de manquer un tête-à-tête avec le mamba noir en personne… en plongeant ses yeux dans les siens.

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6 réflexions sur « Le poison s’empare du Palais de la découverte »

  1. C’est une exposition intéressante et instructive. Oui elle peut faire peur. Une fois que l’on est renseigné sur tel poison, on souhaite ne jamais en être en contact. Merci pour l’info Polina.
    Bon dimanche,
    Bisous
    Silvia

  2. Le mot grec « pharmakon » signifie à la fois médicament et poison. D’où le fameux « ne pas dépasser la dose prescrite ». Et quand Marx parle de la religion comme « opium » du peuple il entend par là aussi bien un médicament qui calme la souffrance tant métaphysique que sociale qu’une substance qui rend dépendant.
    Moi j’adore les « Phyllobates terribilis » et ses cousines de la famille de Dendrobatidae, de minuscules grenouilles d’Amérique Latine dont le seul contact avec la batrachotoxine que secrète leurs peaux peut tuer de 10 à 80 personnes selon la catégorie. Les indigènes en imprègnent les pointes de leurs flèches, mais chose étonnante, les grenouilles exportées ne sécrètent plus la toxine qui semble étrangement liée à certains insectes qu’elles mangent. Plus proche de chez nous, le Laurier-Rose est une plante qui tue chaque année des animaux qui mangent des feuilles sèches et il y a quelques années en Allemagne une vieille dame qui voulait se tuer avait essayé pour voir si cela marchait sur sa voisine de chambrée la plante qui poussait dans le jardin de sa maison de retraite.

  3. Une exposition passionnante certes, mais cauchemardesque en même temps ! Une arme biologique idéale vous dites, ça fait peur…
    On suppose que tout est bien protégé, il vaut mieux !

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