Que faire des cons ?

Et surtout comment s’en défaire. En voilà une bonne question qui pourrait même faire l’objet d’un autre grand débat national, tant chacun possède sa propre opinion sur le sujet. Le philosophe Maxime Rovère se propose d’y répondre dans un essai aussi humoristique que surprenant pour soigner ce grand fléau, véritable poison de nos vies individuelles. « J’accorde de bon coeur que nous sommes tous le con d’un autre ; mais cela ne signifie pas que tous les cons se valent. » 

D’ailleurs, comment définit-on un con exactement ?« En identifier un c’est commencer à en devenir un autre, car cela signifie perdre son sang-froid et ses capacités d’analyse. » Si la connerie est contagieuse, autant apprendre à vivre avec puisque « de toute façon, lorsque vous faites la morale à un con, vous lui parlez dans un dialecte qu’il ne comprend pas » explique l’auteur. Et c’est là le cœur même du livre, qui développe en toute bienveillance une nouvelle façon d’appréhender la vie en société tout en résistant à ces abrutis qui nous agacent.

Un manuel de savoir-vivre somme toute, qui trouve son origine dans une muse inattendue : un ex-colocataire particulièrement désagréable qui a permis au philosophe d’éprouver ses stratégies interactionnelles. « Dans tous les cas, les cons vous apprendront toujours plus que vous ne leur apprendrez, parce que c’est vous qui souhaitez apprendre. » Et le plus drôle dans tout ça c’est qu’en refermant le livre… et bien devinez quoi ? On se sent quand même un peu plus con qu’avant de l’avoir ouvert. L’arroseur arrosé !

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14 réflexions sur « Que faire des cons ? »

  1. Je viens de rentrer en France. Et de trouver ce livre en « service de presse » dans ma boite aux lettres. Je connais bien entendu Maxime Rovère non pas seulement pour son « Clan Spinoza » mais aussi pour sa « présence brésilienne » Autant d’ailleurs d’éléments qui auraient du le laisser loin de la connerie occidentale. Je ne sais ce qu’il en est des « expats » au Brésil qui sont « graves » comme partout. Mais c’est un choix. Qu’il aille voir en Nouvelle Calédonie….
    Mais la connerie est universelle. Et dès le survol de l’introduction – Pourquoi la référence aux Karamazov ? Dostoïevski en le personnage ailleurs du Prince Michkine c’est l’Idiot…mystique…
    De plus, un spinosiste comme Rovère devrait fuir les passions tristes… Mais Spinoza n’a pas lui-même pu s’économiser la confrontation non pas avec les cons – cela lui a été imposé_ mais avec la question de la connerie. Pour fuir les passions tristes il faut savoir dans quelle direction ne pas aller ;-).
    En tous les cas dès l’introduction, souligne la grande force de la connerie. Je n’ai fait que survoler. Mais je pense à Sartre dans son l’ivre sur « l’Idiot de la Famille » où il reprend la remarque de Flaubert qui raconte l’histoire de ce belge qui grave son nom sur un monument égyptien millénaire. Et Sartre de dire que la connerie et plus forte que l’intelligence par son implacable assurance. Tout est dit ! Ce que Rovère peut ajouter ce serait les nouvelles modalités d’expressions des cons. Avec le net tous les cons ont la parole triomphante. À première vue il ne semble pas y avoir une analyse du net. Mais à lire le livre d’abord….On en reparle !

    A suivre !
    Comme de bien entendu !

    1. A être d’accord avec vous sur le poins qu’une certaine « connerie » disons « mondaine » manifeste une grande souffrance ! J’en ai connu qui avaient le besoin de faire du mal. Vous ne savez pas à quel point des gens de ce que l’on appelle la « meilleure société » ont pu souffrir dans leur enfance !!! Des milliardaires qui se suicident… Des fêtes dans le 16 ème où quand la police arrive,, le colocataire n’a pas enregistrer que son coloc vient de se jeter par la fenêtre,etc…Mais je ne mettrais pas ces êtres dans la catégorie des « cons » Ni même le BtB. qui m’a raconté l’histoire et que j’ai engueulé en lui demandant comment il se faisait dans cet immense appartement, qu’il n’avait pas été en mesure… Et je ne suis pas une instance judicatoire….
      Mais votre idée de la souffrance est juste. Mais là vous parlez de la connerie des riches, qui est pour moi une histoire de lutte des classes 😉

      P.S. Félicitations pour votre « Blog » J’ai juste un problème. Aucun bidule particulier pour les mecs. Je cherche des vestes « chinoises » depuis des mois. J’en ai plein, mais elle arrivent en fin de vie. Trou dans les poches, etc… Vous n’auriez pas une adresse ? Au début je prenais les vraies vestes chinoises bleues à teindre en noir. Ensuite j’ai trouvé des vestes « Sinologie » cheep. Je peux en trouver en Russie, mais je veux des vestes pas des manteaux. J’en ai fait venir une de Chine que j’ai filé à un psy clodo. Mais bon. Juste à dire que j’adore votre blog mais vos mecs son beau en tant que tel – et on vous comprend – mais le vêtement Homme manque un peu.Et puis jje cherche toujours une boutique chinoise. On me propose toujours des vestes KunFu. Je suis Russe et Maître de SYSTEMA 😉 Je cherche juste une veste….

  2. Con et connerie étaient des termes proscrits en famille au temps de notre lointaine enfance. Absents aussi des médias. Quel aurait était le titre d’un tel essai dans les années 60 ? Le synonyme existe-t-il ? Il faut peut-être plus d’un adjectif pour définir le con du XXIème siècle. Réponse dans le livre ou sur ce blog ? 😉

    1. « Con » est un terme précis qui désigne le sexe féminin
      Encore Brassens: Le Blason (https://www.youtube.com/watch?v=6lVhNSnXUeg) qui le nomme pas. Bien qu’il y a dans mon souvenir des textes plus précis. Comme j’ai fait des études de droit (et je ne me prononcerais pas) de Philo et de Lettres je connaissais même avant ces dernières par ma mère les « Fabliaux » du Moyen-Age? Et notamment ces histoires où les femmes toujours plus malignes tournaient en dérision les maris qu’on leur avaient imposés. Ainsi de cette histoire où l’épouse devait rester pour se « confesser » avec le jeune curé et de dire au mari qu’elle avait oublié le « con » chez sa mère? Le mari étonné que cela soit amovible se met en chemin vers le village matrimonial. La mère, pas bête, donne au mari un panier recouvert d’un drap avec une souris dedans en lui recommandant bien entendu de donner le tour à ‘épouse en attente ( qui b. avec le cureton d’ici là) Mais le maria u retour exténué s’assied sur une pierre et la souris se barre. L’homme voyant son couple détruit poursuit le con ( la souris)route la journée durant? Il rentre le soir désespéré avouant à sa femme qui a foiré le mariage. Mais elle , généreuse ouvre ses draps et ce qu’il en apparaît en lui disant : « Vois ! Le Con trouve toujours sa maison ! Il est là qui attend ton bon vouloir ! »
      (Désolé pour les fautes. Je rentre de Bouriatie? Et avec le froid je ne suis pas passé par irkoutsk, mais j’ai fait du saute-mouton avec mes vieux amis depuis l’Afghanistan qui m’ont toujours sauvé la vie : les vieux « Hind » ( Mi-24)
      Mais je vais lire le livre. A trouver la chanson de Brassens plus précise sur le con 🙂

    2. « Con » est un terme précis qui désigne le sexe féminin
      Encore Brassens: Le Blason (https://www.youtube.com/watch?v=6lVhNSnXUeg) qui le nomme pas. Bien qu’il y a dans mon souvenir des textes plus précis. Comme j’ai fait des études de droit (et je ne me prononcerais pas) de Philo et de Lettres je connaissais même avant ces dernières par ma mère les « Fabliaux » du Moyen-Age? Et notamment ces histoires où les femmes toujours plus malignes tournaient en dérision les maris qu’on leur avaient imposés. Ainsi de cette histoire où l’épouse devait rester pour se « confesser » avec le jeune curé et de dire au mari qu’elle avait oublié le « con » chez sa mère? Le mari étonné que cela soit amovible se met en chemin vers le village matrimonial. La mère, pas bête, donne au mari un panier recouvert d’un drap avec une souris dedans en lui recommandant bien entendu de donner le tour à ‘épouse en attente ( qui b. avec le cureton d’ici là) Mais le maria u retour exténué s’assied sur une pierre et la souris se barre. L’homme voyant son couple détruit poursuit le con ( la souris)route la journée durant? Il rentre le soir désespéré avouant à sa femme qui a foiré le mariage. Mais elle , généreuse ouvre ses draps et ce qu’il en apparaît en lui disant : « Vois ! Le Con trouve toujours sa maison ! Il est là qui attend ton bon vouloir ! »
      (Désolé pour les fautes. Je rentre de Bouriatie? Et avec le froid je ne suis pas passé par irkoutsk, mais j’ai fait du saute-mouton avec mes vieux amis depuis l’Afghanistan qui m’ont toujours sauvé la vie : les vieux « Hind » ( Mi-24)
      Mais je vais lire le livre. A trouver la chanson de Brassens plus précise sur le con 🙂

  3. Un simple extrait pour relativiser la connerie et accepter sa nécessité :
    ……. la connerie n’est pas seulement une sorte de résidu incompressible de l’évolution humaine, au contraire, elle est l’un des principaux moteurs de l’Histoire, une force qui – malgré ou plutôt grace à son aveuglement – a remporté une grande partie des luttes du passé et en remportera beaucoup à l’avenir. Pour résumer la permanence insurmontable de cette force, on conviendra donc de ceci : les cons s’obstinent ………..

  4. Les jours où je suis patiente, je me dis que si quelqu’un m’agace, ce que j’ai un truc à apprendre de son comportement. Mais je ne suis pas souvent patiente ;-)!

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