La chaussure à l’honneur au Musée des Arts Décoratifs

Les amoureux des souliers vont être comblés par la dernière exposition du MAD. A travers près de 500 paires, « Marche et démarche » s’interroge sur cet accessoire indispensable du Moyen Âge jusqu’à nos jours, explorant comment notre façon de le porter a évolué au fil du temps. Si la raison d’être de la chaussure consistait au départ à protéger le pied des menaces climatiques et du sol, celle-ci a progressivement servi à revendiquer une distinction sociale voire adopter une dimension symbolique. Un comble quand on sait que certaines d’entre elles sont absolument importables !

 

« Dis-moi comment tu marches, je te dirai qui tu es ».

Notamment en Chine en raison de l’engouement depuis le XIème siècle pour la petitesse du pied. Ainsi apprend-on qu’en Europe aussi cette pratique du bandage existait, toutefois dans des proportions moindres. En témoigne notamment le fameux soulier porté par Marie-Antoinette en 1792, aux dimensions de 21 centimètres par 5 ! Ce n’est autre que lui qui a d’ailleurs inspiré le thème de l’exposition aux équipes du MAD. D’autres moulages montrent même comment les orteils des Chinoises étaient repliés sous la plante des pieds pour pouvoir tenir dans des chaussures miniatures. De quoi difficilement concilier idéal de beauté et mobilité. Il en va de même des iconiques Ballerina Ultima aux allures délibérément fétichistes, issues de la collaboration entre Christian Louboutin et David Lynch.

Bottes, sandales ou encore mocassins… autant de pièces désormais incontournables témoignant bien souvent d’un véritable phénomène culturel et sociétal, comme dernièrement le grand retour des sneakers. Que l’on soit team ballerine ou escarpin, l’exposition n’en reste pas moins ludique puisqu’à la fin chacun peut tenter de défiler sur un catwalk avec des chaussures aux talons… pour le moins improbables. Attention à la marche !

3 réflexions sur « La chaussure à l’honneur au Musée des Arts Décoratifs »

  1. Je vis dans un pays où le côté pratique des choses (températures, neiges, eau, sels… etc) nous oblige à rester terre-à-terre. C’est ce qu’on pourrait croire, sauf qu’au fil des ans, malgré certaines contraintes qu’impose dame nature, l’aspect esthétique joue un rôle majeur.

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