La beauf attitude

L’été sera chaud. D’autant plus après une victoire en finale de la Coupe du monde, à l’issue de laquelle toutes les supérettes se sont retrouvées littéralement vidées de leurs stocks d’alcool. A sec, quoi. En particulier de bières, puisque de toute évidence il s’agit de la boisson préférée des supporters… qu’affectionnent tout particulièrement les « beaufs », ces personnages stéréotypés un peu benêts qui répulsent tant les Français et qui font pourtant partie intégrante du folklore national. Ben oui. Personne ne s’identifie à eux, quand bien même il serait pris en flagrant délit de siroter une petite mousse devant le Tour de France, les pieds sur la table et le postérieur enfoncé dans le canapé. OKLM.  Lire la suite « La beauf attitude »

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Bouillabaisse sémantique

Depuis le temps que nos parents nous le répètent en boucle, c’est pigé : on ne joue pas avec la nourriture. Sauf que les jeux de mots pourraient bientôt eux aussi devenir mal vus avec l’article L. 654‑23 de la loi alimentation, qui interdit tout bonnement d’appliquer aux produits végétaux certains termes utilisés pour la production animale. Quésaco ?

Autrement dit : fini le lait d’amande, les nuggets veggie, les steacks de soja ou encore le yaourt végétal. Faudra désormais trouver une autre appellation pour ne pas courir le risque de se retrouver hors-la-loi. Haut les mains, police sémantique ! Avouons quand même que ça fait beaucoup de foin pour pas grand-chose, sous prétexte que le consommateur pourrait être berné par des dénominations fallacieuses lui faisant prendre du tofu pour du bacon. Ou des vessies pour des lanternes, tant qu’on y est.

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Attention à la marche !

Ah, le festival de Cannes. Ses paillettes, son sable chaud et son étalage de glamour sur tapis rouge. Qui n’en rêverait pas ? Je m’en souviens moi-même comme si c’était hier, priant pour ne pas dégringoler pendant la montée des marches devant tout ce beau monde. Imaginez la honte. Même si, disons-le franchement, ce genre d’accident passe complètement inaperçu lorsqu’il n’arrive pas par malheur à une célébrité.  Lire la suite « Attention à la marche ! »

Nos chers voisins

Ah, la vie en communauté. Cette douce utopie que la promiscuité des centres urbains rend – dans certains cas – absolument invivable. Et le malaise de l’ascenseur n’en constitue pas l’unique illustration. Je m’explique. Qui n’a jamais connu de problèmes de voisinage, ou encore rêvé d’expulser ce vieux couple d’alcooliques qui hurlent et s’engueulent toutes les nuits à en réveiller les morts ? Sans oublier cet étudiant fêtard qui depuis son arrivée dans l’immeuble a transformé votre étage en wagon bar, avec les décibels, les va-et-vient incessants dans le couloir et les relents de pizza défraichie le lendemain que cela implique. Oubliez les boules Quies : certaines situations exigent de revoir carrément toute l’insonorisation de l’immeuble pour être résolues. Pas sûr pour autant que votre insomnie chronique et les valises dont vous avez hérité sous les yeux suffiront à convaincre la copropriété d’accéder à votre demande. Dommage. Lire la suite « Nos chers voisins »

Un bien lourd héritage

A chaque jour suffit sa peine. Après le divorce de Brad et Angie, voilà que la France entière se passionne pour la succession du défunt Johnny Hallyday. Au sein de laquelle Laeticia vient de passer (en quelques jours seulement !) de sainte nitouche à marâtre sans coeur. Il en faut peu pour inverser la tendance. A tort ou à raison – volontairement ou pas – il semblerait que le chanteur ait déshérité ses enfants au profit de sa bien aimée, qui en paye désormais les pots cassés pour se reconstruire une image socialement acceptable. Au fond, on s’en fout comme de l’an 40, aussi louche que puisse paraître une telle décision. Mais il faut bien trouver un sujet croustillant pour alimenter les conversations mondaines et les débats houleux (à l’utilité discutable) sur les réseaux sociaux. Sinon ce serait moins drôle. Lire la suite « Un bien lourd héritage »

J’ai testé pour vous … l’hypnose !

Suivez mon doigt. Ben oui, rien que ça. Il y a quelques années de là, l’intraitable fumeuse que j’étais avait décidé de tester l’hypnose, histoire de se débarrasser de son addiction à la clope une bonne fois pour toutes. Dix ans de fumette, il était temps que ça s’arrête. Franchement, j’y croyais dur comme fer. Surtout après avoir lu plusieurs témoignages de tentatives réussies du premier coup. Pourquoi pas moi alors ? Puisque j’étais partante, ça ne pouvait que marcher après tout… Et bien détrompez-vous. Il ne suffit pas d’avoir envie pour que l’hypnose « prenne » sur vous. La preuve : j’ai bien flippé au moment où je me suis sentie partir. Genre, vraiment très très loin : comme si mon esprit était sur le point de sortir de son corps pour aller vaquer à ses propres occupations quelque part là haut. Sauf que ça a duré seulement quelques secondes. Le reste du temps, impossible de débrancher, même si mon état de conscience était on ne peut plus malléable. A vrai dire j’étais la première étonnée, moi qui pensais que j’allais suivre le lapin blanc dans son terrier sans cligner des yeux. Tu parles. Faut croire que je n’ai pas le profil. Lire la suite « J’ai testé pour vous … l’hypnose ! »

Lost in translation

Le malaise de l’ascenseur. Tout le monde a vécu cet instant au moins une fois dans sa vie : se retrouver coincé avec un inconnu dans un bunker sans rien avoir à lui raconter. Pas même l’envie de commenter la météo histoire de meubler ce moment un brin pesant. Résultat : chacun prend son mal en patience, en espérant que le trajet n’excèdera pas un ou deux étages maximum. On croise les doigts, en faisant semblant de vérifier ses mails, de se curer les ongles voire même de s’intéresser à l’état du plafond (tiens donc !), comme pour cacher la pénibilité de cette promiscuité non choisie. Tout le monde s’en serait bien passé. Lui comme vous, d’ailleurs, n’en doutez pas une seconde. Lire la suite « Lost in translation »