Dans l’oeil d’Irving Penn au Grand Palais

C’est l’une des expositions incontournables de la saison culturelle parisienne. Pour marquer le centenaire de sa naissance, le Grand Palais consacre à Irving Penn la première rétrospective en Europe depuis son décès en 2009. Une claque artistique que l’on accepte volontiers de se prendre en pleine figure. Lire la suite « Dans l’oeil d’Irving Penn au Grand Palais »

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Hubert Robert : un visionnaire au Louvre

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De retour au bercail. Après l’avoir peint et dirigé, Hubert Robert revient au musée du Louvre au sein d’une rétrospective évènement. L’occasion d’en découvrir un peu plus sur un artiste majoritairement connu pour ses représentations de ruines, ou encore pour le patrimoine – aujourd’hui détruit – qu’il a su conserver à travers son pinceau. Rien qui pourrait (a priori) plaire à ceux qui peinent déjà à se coltiner la queue pour aller voir une expo’. Et pourtant : malgré une carrière très académique, les oeuvres de Robert ont ce petit quelque chose qui interpelle, forçant le spectateur à s’y attarder un peu plus d’un instant. Quitte à s’y laisser aspirer.  Lire la suite « Hubert Robert : un visionnaire au Louvre »

Carambolages : un jeu de piste au Grand Palais

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Voila une exposition qui séduira les connaisseurs comme les novices. Calquée sur le principe d’un coup double au jeu de billard, « Carambolages » propose une nouvelle approche de l’art avec un concept aussi novateur qu’intuitif: « solliciter votre regard, votre imagination, pour une découverte ludique et sensible. » Autrement dit, lire les œuvres non pas via son « background » culturel mais par associations d’idées et de formes, chaque création dépendant de la précédente et annonçant la suivante. Inédit. Lire la suite « Carambolages : un jeu de piste au Grand Palais »

Léonard de Vinci, Il Genio

Le travail de toute une vie exposé pour la première fois en France. Si les rétrospectives consacrées à Léonard de Vinci ne manquent pas de nos jours, rares sont celles qui ont mis en lumière son célèbre Codex Atlanticus, dont certains passages restent encore cryptés aujourd’hui. Cinq cent ans après son arrivée à la cour de François 1er, le génie reste un mystère : à la Pinacothèque de lui rendre hommage jusqu’au 31 janvier 2016 en déchiffrant le plus énigmatique des recueils de pensées. De quoi pousser un peu plus la fascination que suscite ce personnage…puisque seuls quelques milliers de feuillets ont pu être retrouvés sur un total de 13 000. La faute à leur histoire mouvementée. Lire la suite « Léonard de Vinci, Il Genio »

Elisabeth Louise Vigée Le Brun, invitée d’honneur du Grand Palais

«Tu seras peintre, mon enfant, ou jamais il n’en sera.» Louis Vigée était probablement loin de se douter de la valeur quasi-prophétique de ses mots lorsqu’il les prononça à sa fille. Aussi douée que belle, Elisabeth Louise Vigée Le Brun reste pourtant encore peu connue du grand public, malgré l’immensité de son œuvre et une carrière d’exception. Sans doute est-ce pour cette raison qu’aucun pays (à l’exception des Etats-Unis) ne s’était risqué à lui consacrer de rétrospective jusqu’à présent. Au Grand Palais de corriger le tir en réunissant près de 150 tableaux pour la première fois en France; un défi risqué quand on sait que ce genre d’exposition n’attire pas les foules. Lire la suite « Elisabeth Louise Vigée Le Brun, invitée d’honneur du Grand Palais »

Portraits à la cour des Médicis

medicisQuoi de plus banal de nos jours que de se faire tirer le portrait  ? C’est pourtant l’accroche qu’a choisi le musée Jacquemart-André pour nous entrainer à Florence au temps de la cour des Médicis, à travers 40 tableaux des plus grands peintres de l’époque dite «  maniériste  », jusqu’au 25 janvier 2016. Pontormo, Andrea del Sarto, Bronzino et Salviati s’y font ainsi le miroir d’un Cinquecento en pleine émancipation, où les traits de leurs contemporains en disent long sur la société de l’époque.

Le portrait comme arme politique. Si tous les moyens sont bons pour s’emparer du pouvoir, les Médicis ont préféré s’approprier les arts pour asseoir leur autorité à Florence au XVIe siècle  : une réhabilitation par l’image, subtilement habile en vue de la conquête à venir. Aux visages crispés et stoïques du début du siècle succèdent ainsi des mises en scène héroïques, représentant la puissance d’hommes de guerre au service d’Alexandre et de Côme comme pour soumettre leurs derniers pourfendeurs. À mesure que la dynastie s’affirme, l’art du portrait se démilitarise et s’accorde à l’image de la cour: luxe, élégance et raffinement, jusque dans les moindres détails. Les visages se déclinent, toujours avec la même opulence, parfois peints sur cuivre ou même sur lapi-lazuli, laissant une trace indélébile de cet âge d’or à la postérité. Lire la suite « Portraits à la cour des Médicis »

Tapis rouge pour Velázquez

velazquezManet le qualifiait de « peintre des peintres ». Près de quatre siècles après la mort de Diego Velázquez, le Grand Palais lui consacre une rétrospective d’autant plus attendue que ses productions se font rares dans les musées français. Une première annoncée comme événementielle malgré l’absence des Ménines, le chef d’œuvre absolu dont le musée du Prado ne se sépare jamais. Si Velázquez a longtemps rêvé de devenir le peintre attitré du roi d’Espagne, ses portraits officiels ne représentent qu’une partie de la visite, dont les sections reprennent plutôt la trame biographique d’un artiste aussi talentueux que mystérieux. Peintre économe, Velázquez a peu produit : ce qui n’empêche pas ses représentations de frapper tout spectateur qui croiserait le regard d’Innocent X, de l’infante Marguerite ou des nombreux autres modèles grâce auxquels il a pu révolutionner les codes d’un genre plutôt rigide. Un coup de pinceau que le pape en personne qualifiait de « trop vrai ». Lire la suite « Tapis rouge pour Velázquez »