Les gros bras ripostent au musée Art Ludique

C’est ce qui s’appelle une belle revanche. Après avoir mis à l’honneur les super héros de Marvel, le musée Art Ludique consacre une exposition tout aussi ambitieuse aux personnages phares de la franchise DC Comics jusqu’au 10 septembre. L’occasion de s’offrir un coup de boost avant la rentrée.

Batman, Superman, Harley Quinn et Catwoman réunis pour la première fois en un seul et même lieu : voilà un programme digne d’un « Suicide Squad » que le Musée Art Ludique a concocté en partenariat avec DC Entertaiment et le studio Warner. Plongée inédite dans une saga des temps modernes à travers plus de 250 planches de comics historiques accompagnées de 300 dessins et de costumes plus clinquants les uns que les autres. Entre le combo slip rouge-collants bleus et la cape mythique du chevalier noir, cette exposition délivre bien des secrets de fabrication de l’univers de DC Comics, ne serait-ce qu’en retraçant la manière dont le symbole sur le torse de « l’homme chauve-souris » a évolué au fil des années, renvoyant à l’esthétique de chaque époque. Il en va de même du Joker – son ennemi emblématique – dont l’exubérance s’est d’abord épanouie à l’écran via une série télévisée, puis au cinéma dans les films de Tim Burton ou de Joel Schumacher, sans oublier les dessins animés qui ont marqué les années 90. Les nostalgiques apprécieront. Lire la suite « Les gros bras ripostent au musée Art Ludique »

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Fin de partie

Coup de tonnerre sur la planète people : les Brangelina divorcent. Annoncée depuis des lustres par les gros titres à ragots, la nouvelle n’en a pas moins fait l’effet d’une bombe, que ce soit dans les médias ou sur les réseaux sociaux. Comme si on ne l’avait pas vu venir. Sans y avoir été invité, tout le monde s’en mêle pour rajouter son grain de sable à l’affaire, à croire que les sept milliards de terriens ici-bas sont profondément concernés par cette rupture. Peut-être est-ce même la manière dont certains le vivent. Et pour cause : rien de tel que d’admirer ce qui va mal chez le voisin pour relativiser la médiocrité de sa propre existence. Surtout quand il s’agit d’une célébrité que nous envions en secret : qui ne troquerait pas sa petite routine pour une vie rythmée de luxe, de fines bulles, de fans déchainés et de sourires ultrabright ? Allez, ne serait-ce qu’un jour. Lire la suite « Fin de partie »

007 Spectre

Bond ou pas Bond ? C’est la question qu’on s’est posée avec Cinéluctable pour notre deuxième collaboration ciné. Quand 007 s’invite au cinquième anniversaire de son blog, le spectacle promet d’être explosif : de quoi faire complètement diverger nos avis sur « Spectre ». À vous de vous faire le vôtre !

C’est bond ça ! Des muscles, des bulles, la gachette généreuse et la testostérone gonflée à bloc: après le succès fracassant de Skyfall, Daniel Craig revient avec le même panache qu’à ses débuts dans Casino royale, signant un volet moins « intello » mais tout aussi jouissif pour les amateurs du genre. Un grand cru signé 007, dont beaucoup regrettent la profondeur de l’opus précédent. On ne demande pourtant pas à l’agent de sa majesté de signer un film d’auteur, ou encore un thriller psychologique qui viendrait décortiquer les zones d’ombre de son identité. Tirer des coups, à droite, à gauche comme dans le mille : voilà ce que Bond sait faire de mieux. Ce qu’il s’applique ardemment à mettre en pratique dans Spectre, fidèle au dicton « un de perdu, dix de retrouvés ». Lire la suite « 007 Spectre »

50 raisons d’être frustré

À deux, c’est mieux. Et c’est surtout plus amusant. C’est ce qu’on s’est dit avec Cinéluctable pour notre première collaboration « ciné », inaugurée avec le très attendu Cinquante nuances de Grey. Histoire de marquer le « coup », quoi.

50-shades-of-GreyRien de tel que l’interdit pour faire monter l’excitation : ça, l’équipe marketing de Cinquante nuances de Grey l’a bien compris. Après avoir chauffé les ménagères à grands coups de BA sulfureuses, la sortie du film s’est doublée subitement d’un embargo sur les critiques, de quoi attiser un peu plus l’effet d’hystérie. Un retrait dans les règles de l’art, mais pas sans bavures. Frustration garantie côté presse : la voilà muselée et réduite au même sort que cette pauvre Ana, forcée à se taire au risque de récolter une sévère fessée. Finement orchestré, le coup de comm’ ferait presque un sans fautes tant il reprend le principe même de séduction : je te fuis, tu me suis. Mais il en va de l’effet de buzz comme des passions éphémères : la tension va crescendo pour finir dégonflée comme un flan. Mi-molle, tout au plus.

Verdict après tant de matraquage médiatique ? Trop de bruit pour pas grand chose. Si Cinquante nuances de Grey raconte bien une histoire d’amour à l’eau de rose, la mièvrerie ne laisse que très peu de place au piment annoncé. Manque d’action, de rythme, et bien entendu de cul : rien de bien croustillant à se mettre sous la dent donc, hormis quelques gémissements et deux-trois scènes pseudo-coquines. Résolument plus cucul que SM: allez donc fouetter d’autres chats le soir du 14 si vous voulez vraiment « lâcher prise ».

Un retour en force

Avis aux geeks et à ceux qui ont toujours rêvé de tâter du sabre laser, l’exposition Star Wars Identities débarque à la Cité du Cinéma de Saint-Denis jusqu’au 30 Juin. Plutôt que de « redouter le côté obscur de la Force » comme le préconisait Maître Yoda, laissez-vous tenter par 2000 mètres carrés d’expérience intergalactique qui réconcilieront même les plus allergiques avec les « expos » culturelles. Une quête de pouvoir à double tranchant.

« Quelles forces vous habitent ? » Muni d’un bracelet électronique et d’un casque audio une fois l’interminable file d’attente franchie, vous voilà réincarné en personnage de la saga cultissime pendant près de deux heures en plein coeur des studios de Luc Besson. Un cadre à la hauteur de l’évènement, qui carbure à  3 000 visiteurs par jour et des places réservées 2 semaines à l’avance. Autant dire que la magie « Star Wars » n’a pas pris une ride depuis le premier volet…« de la patience il te faudra, jeune padawan ». Lire la suite « Un retour en force »

Autopsie du méchant

© Emmanuelle (Histoires de voir) « Plus réussi est le méchant, plus réussi sera le film ». Difficile de contredire cette célèbre phrase d’Alfred Hitchcock à l’heure où même les premiers rôles des séries télévisées font tomber le masque et mutent en véritables anti-héros. Entre Dexter, Dr House ou encore Breaking Bad, la perfidie n’a jamais fait autant vendre qu’aujourd’hui, savant dosage de fantasme et d’effet miroir à nos propres écarts. Autant dire que ce cocktail détonant et « bankable » dépasse le simple effet de mode, témoignant de la fascination que le méchant suscite, aussi diverses que soient les formes qu’il revêt.  Sous la direction de Christophe Regina et Lucien Faggion, le récemment sorti Dictionnaire de la méchanceté aux éditions Max Milo met en scène les portraits des plus grandes figures du Mal, où personnages fictifs et réels se disputent la vedette à travers le regard de 80 spécialistes en sciences humaines. De Barbe Bleue à Dark Vador et en passant par Marie-Antoinette, difficile définir avec exactitude le concept même de « méchanceté », tant ses nombreuses nuances reflètent des constructions propres à l’imaginaire collectif qui l’a engendré. Lire la suite « Autopsie du méchant »