Les gros bras ripostent au musée Art Ludique

C’est ce qui s’appelle une belle revanche. Après avoir mis à l’honneur les super héros de Marvel, le musée Art Ludique consacre une exposition tout aussi ambitieuse aux personnages phares de la franchise DC Comics jusqu’au 10 septembre. L’occasion de s’offrir un coup de boost avant la rentrée.

Batman, Superman, Harley Quinn et Catwoman réunis pour la première fois en un seul et même lieu : voilà un programme digne d’un « Suicide Squad » que le Musée Art Ludique a concocté en partenariat avec DC Entertaiment et le studio Warner. Plongée inédite dans une saga des temps modernes à travers plus de 250 planches de comics historiques accompagnées de 300 dessins et de costumes plus clinquants les uns que les autres. Entre le combo slip rouge-collants bleus et la cape mythique du chevalier noir, cette exposition délivre bien des secrets de fabrication de l’univers de DC Comics, ne serait-ce qu’en retraçant la manière dont le symbole sur le torse de « l’homme chauve-souris » a évolué au fil des années, renvoyant à l’esthétique de chaque époque. Il en va de même du Joker – son ennemi emblématique – dont l’exubérance s’est d’abord épanouie à l’écran via une série télévisée, puis au cinéma dans les films de Tim Burton ou de Joel Schumacher, sans oublier les dessins animés qui ont marqué les années 90. Les nostalgiques apprécieront. Lire la suite « Les gros bras ripostent au musée Art Ludique »

Publicités

Le monde dans nos tasses

Thé ou café ? C’est la question que l’on se pose presque tous chaque matin avant d’entamer une énième journée de labeur. Un rituel quotidien immuable qui nous aide à émerger des bras de Morphée et s’extraire (tant bien que mal) de notre lit. Qui peut en effet imaginer se réveiller sans l’odeur stimulante d’une boisson chaude, incontournable pour commencer la matinée du bon pied ? Aussi familiers soient-ils, ces produits n’ont pourtant rien d’européen. Raconter comment ils ont fait irruption dans nos tasses est tout l’objet du dernier livre du géohistorien Christian Grataloup, qui en profite pour dresser l’histoire de trois siècles de petit-déjeuner concordant de façon étonnante avec celle de la globalisation. Lire la suite « Le monde dans nos tasses »

Dior relooke les Arts Décoratifs

Avec plus de 300 robes emblématiques rassemblées au musée des Arts Décoratifs de Paris, le « couturier du rêve » s’offre un 70ème anniversaire en grande pompe. Au-delà de l’hommage à Christian Dior, cette rétrospective retrace l’épopée de la Maison à travers les six directeurs artistiques qui lui ont succédé, pérennisant le rayonnement d’un nom désormais synonyme de haute couture en France et dans le monde entier. Un rendez-vous incontournable pour les amateurs de mode. Lire la suite « Dior relooke les Arts Décoratifs »

La tortue qui respirait par les fesses

Les amoureux de nos amis les bêtes vont être conquis. Après avoir fait un carton aux Etats-Unis, « La tortue qui respirait par les fesses » de Brooke Barker débarque en France aux éditions Flammarion. Un carnet de curiosités aussi ludique que didactique, relatant les déboires de plus de 150 espèces animales, illustrations humoristiques à la clé. Saviez-vous que les rhinocéros urinent pour séduire leur partenaire ? Que les zèbres ne peuvent pas dormir seuls ? Ou encore que le chef est celui qui pue le plus chez les lémurs à queue annelée ? Autant de pépites prouvant que nous sommes loin de tout savoir sur le monde animal, et dont on aurait tort de se priver.

La genèse du livre est quant à elle aussi anecdotique que son titre. Passionnée par les animaux depuis son enfance, l’auteure a travaillé pendant un temps comme bibliothécaire, métier qui d’après elle « n’est pas aussi excitant qu’on le croit ». Pour tromper l’ennui, chaque collègue lui donnait un animal à dessiner, qu’elle accompagnait d’une information cocasse (par exemple, que les cochons ne peuvent pas voir le ciel) avant de le laisser dans la salle de pause en partant. Lui vint ensuite l’idée d’en faire un livre, ne pouvant « garder ces trésors » pour elle-même. Résultat : une compilation poilante, pédagogique et attendrissante qui se savoure d’une traite, prouvant que l’existence des bêtes est bien plus compliquée et tourmentée qu’on ne le croit. De quoi piquer la curiosité des plus insensibles à la cause animale.

Le parler vrai

« Tu ne trouves pas que cette robe me grossit ? »

Tout le monde le sait : mentir, c’est mal. Et pourtant personne ne peut s’en empêcher. Par facilité, culpabilité, cachotterie ou simple souci de politesse, combien de fois avons nous dû feinter dans notre vie pour sortir d’une situation délicate ? On ne compte même plus. Petits, grands, innocents ou gros comme le nez au milieu de la figure, il n’est guère de domaine public ou privé qui échappe aux mensonges : à tel point que nous nous couchons rarement le soir sans en avoir proféré au moins un. Que deviendrons-nous sans y recourir au quotidien ? Voila une bonne question que le neuroscientifique Sam Harris s’est posée dans un essai plein d’esprit, à contre-courant d’une époque où la tromperie est presque devenue tendance.  Lire la suite « Le parler vrai »

Langue de bois

Le « bien parler » rend-il con ? C’est en tout cas l’impression que donnent certains interlocuteurs qui se sentent toujours obligés de vous reprendre à la moindre coquille. Par amour de la langue de Molière, parait-il. Ou plutôt par snobisme : car il en va du langage comme de la grande cuisine. Dans l’un comme dans l’autre, transgresser les règles peut très vite s’avérer acrobatique, surtout si l’on déroge à la recette d’origine. Entre puristes, élitistes et téméraires, chacun y va de sa petite cuillère quitte à faire passer pour un idiot celui qui ne maîtrise pas toutes les subtilités du français. Certains en tirent même un certain plaisir. Culture et confiture… Lire la suite « Langue de bois »

Dalida en 110 robes au Palais Galliera

Une plongée dans le dressing de Dalida. C’est ce que propose le Palais Galliera trente ans après la disparition de la chanteuse culte. Car au-delà des paillettes et des robes à plumes, beaucoup ignorent que cette diva avait un goût prononcé pour la mode, au point qu’aucune de ses tenues n’était choisie au hasard. Habillée par les plus grands à la ville comme à la scène. 

Taille mannequin et personnalité flamboyante, elle a tout osé, tout porté : en témoignent les 209 tenues et accessoires que son frère Orlando a légué au Palais Galliera. « Nulle autre ville que Paris ne pouvait recevoir cette donation qui esquisse aussi le portrait le plus touchant de Dalida – Paris qui fut le théâtre de sa révélation, de sa consécration et de sa vie.» écrit-il dans le dossier de presse. Organisée en cinq salles, l’exposition s’ouvre par la robe rouge que la chanteuse portait lors de son premier concert à Bobino en 1958, signée Jean Dessès. Elle la remettra en 1981 pour la première de son spectacle à l’Olympia. A ses tenues de jeune fille aux accents printaniers succède un vestiaire beaucoup plus grave, marqué par le suicide de Luigi Tenco avec qui elle vivait une relation passionnelle. Comme un reflet de son répertoire artistique.  Lire la suite « Dalida en 110 robes au Palais Galliera »