L’énigme Fernand Khnopff au Petit Palais

L’Art ou Des Caresses 
1896, J. Geleyns Art Photography

Cela faisait quarante ans que le maître du Symbolisme belge n’avait pas bénéficié d’une rétrospective à Paris. C’est désormais chose faite avec l’exposition que le Petit Palais consacre actuellement à Fernand Khnopff, rassemblant près d’une centaine de pièces emblématiques de son œuvre. A la fois peintre, sculpteur, dessinateur et metteur en scène, cet artiste présente un univers complexe où s’entrecroisent onirisme, rêverie, solitude et nostalgie. Une énigme à lui seul qu’il est bien difficile de déchiffrer. Lire la suite « L’énigme Fernand Khnopff au Petit Palais »

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Un monde sans Karl

C’est certainement la fin d’une époque, et pas seulement pour l’univers très privé de la mode. Photographe de renom, couturier hors-pair et véritable génie du style, le grand Karl nous a quitté sans que personne ne s’y attende. Comme frappé par la foudre. C’est souvent ainsi que s’effondre un mythe :  après avoir conquis le monde médiatique puis nos cœurs, on en croirait presque qu’il serait devenu immortel. En revanche, son immense contribution à la couture française le restera à jamais. Sans oublier sa silhouette signature ou encore ses punchlines bien rodées. Car même la grande faucheuse n’avait pas échappé aux fameux « karlismes » du Kaiser, c’est dire… « Il n’y aura pas d’enterrement. Plutôt mourir » déclarait-il pas plus tard qu’en avril 2018 au magazine Numéro. Comme toujours avec Karl, on ne sait jamais s’il faut en rire ou en pleurer. Surtout quand on se souvient que son « unique ambition dans la vie, c’(était) de porter des jeans taille 30 » ! Lire la suite « Un monde sans Karl »

Que faire des cons ?

Et surtout comment s’en défaire. En voilà une bonne question qui pourrait même faire l’objet d’un autre grand débat national, tant chacun possède sa propre opinion sur le sujet. Le philosophe Maxime Rovère se propose d’y répondre dans un essai aussi humoristique que surprenant pour soigner ce grand fléau, véritable poison de nos vies individuelles. « J’accorde de bon coeur que nous sommes tous le con d’un autre ; mais cela ne signifie pas que tous les cons se valent. »  Lire la suite « Que faire des cons ? »

Le poison s’empare du Palais de la découverte

Que ceux qui ont décidé de vivre le grand frisson en 2019 foncent voir l’exposition la plus toxique de l’année au Palais de la découverte. Sobrement intitulée « poison », celle-ci plonge le visiteur au sein d’un concentré inédit d’espèces vivantes toutes plus dangereuses les unes que les autres… et ce en toute sécurité. Au programme : veuves noires, serpents, scorpions et autres bestioles rassemblés pour la première fois en France au sein d’un seul et même lieu. Leur point commun ? Tous secrètent du venin : une arme biologique idéale.  Lire la suite « Le poison s’empare du Palais de la découverte »

Alphonse Mucha en tête d’affiche au Musée du Luxembourg

Sans forcément pouvoir en identifier l’auteur, on a tous déjà croisé au moins une fois l’une des affiches publicitaires si typiques du style d’Alphonse Mucha. Et pour cause : le Pape de l’Art Nouveau demeure encore aujourd’hui aussi populaire que méconnu. C’est pourquoi le Musée du Luxembourg a décidé de lui rendre justice en organisant une exposition « évènement », dévoilant tous les aspects du personnage au-delà de l’artiste.

Le décorateur le plus copié de tout Paris

De Mucha, on connait surtout le travail d’affichiste. Ces élégantes jeunes femmes, posant parmi des fleurs aux couleurs pastel, ont largement contribué à sa renommée à la Belle Epoque et sont aujourd’hui reproduites dans le monde entier. A l’origine, une rencontre décisive avec Sarah Bernhardt : la plus grande actrice de l’époque fut littéralement éblouie par le travail que l’artiste avait réalisé pour sa pièce Gismonda. La Diva se serait même exclamée : « Ah ! Que c’est beau ! Dorénavant, vous travaillerez pour moi, près de moi. Je vous aime déjà. » Une fois sortie à Paris, la fameuse affiche rencontre un succès inespéré et révolutionne entièrement les codes de ce support. De quoi imposer le « style Mucha » dans toute l’Europe. Lire la suite « Alphonse Mucha en tête d’affiche au Musée du Luxembourg »

Subodh Gupta fait son show à la Monnaie de Paris

La claque. Bien que je ne sois absolument pas fan d’art contemporain, l’exposition actuellement consacrée à Subodh Gupta à la Monnaie de Paris jusqu’au 26 août 2018 m’en a mise plein les yeux. Littéralement. A commencer par son œuvre la plus connue, Very Hungry God, qui vaut à elle seule le détour. Imaginez un crâne monumental formé de plusieurs centaines d’ustensiles de cuisine, renvoyant l’image d’un Dieu jamais rassasié qu’il faut nourrir sans cesse. Une symbolique d’opulence macabre a priori contradictoire, qui n’est autre que le fil rouge de l’œuvre de cet artiste contemporain qui a mis la spiritualité et les rituels au cœur même de son processus créatif. C’est pour cette raison qu’il a fait de l’acier inoxydable son matériau de prédilection depuis 1990, car c’est celui de la vaisselle présente dans tous les foyers indiens. Des objets que sa famille n’avait pas la possibilité d’acquérir et qui sont restés pour lui le symbole d’un paradoxe : en posséder ne signifie pas toujours pouvoir les remplir. Lire la suite « Subodh Gupta fait son show à la Monnaie de Paris »

Margiela, les années Hermès

Voilà un relooking luxueux que vient de s’offrir le Musée des Arts décoratifs de Paris. Pour la première fois en France et jusqu’au 2 septembre, l’établissement consacre une exposition au travail que le mythique créateur belge a produit pour l’une des plus belles maisons françaises, Hermès. Une collaboration aussi détonnante que la couleur identitaire de cette marque iconique. Lire la suite « Margiela, les années Hermès »