Changer de vie comme de chaussettes

C’est désormais devenu possible tant les coachings en tout genre ont envahi le bien juteux marché du bien-être. Comment devenir beau, s’accepter tel que l’on est, gagner plus d’argent pour sortir de la « rat race »… Autant de promesses que nous vendent des néo-gourous bien décidés à nous « reconnecter avec notre moi intérieur »… moyennant (bien évidemment) du cash en échange. Car même dans le merveilleux monde de Oui-oui rien n’est gratuit ! Lire la suite « Changer de vie comme de chaussettes »

Voyage, voyage

Ah, les touristes. Cette espèce invasive que déteste tout Parisien qui se respecte puisqu’à son contact « la plus belle ville du monde » prend des airs de Disneyland où fourmillent des milliers de visiteurs qui se croient tout permis, prenant leurs aises alors qu’ils ne sont que de passage. Ce phénomène là n’est d’ailleurs pas l’apanage de Paris. C’est encore pire à Venise, où visiter la ville ressemble peu ou prou à faire la queue en permanence pour tenter le « Space Mountain ». De quoi vraiment désespérer les autochtones qui ne demandent pourtant pas grand chose : un peu de silence et une pointe de respect. On n’est quand même pas au Club Med ici ! Lire la suite « Voyage, voyage »

Que faire des cons ?

Et surtout comment s’en défaire. En voilà une bonne question qui pourrait même faire l’objet d’un autre grand débat national, tant chacun possède sa propre opinion sur le sujet. Le philosophe Maxime Rovère se propose d’y répondre dans un essai aussi humoristique que surprenant pour soigner ce grand fléau, véritable poison de nos vies individuelles. « J’accorde de bon coeur que nous sommes tous le con d’un autre ; mais cela ne signifie pas que tous les cons se valent. »  Lire la suite « Que faire des cons ? »

Plus rien à se mettre !

Oublions un peu la démission de Gérard Collomb comme l’état désastreux de l’actualité internationale pour se concentrer sur un vrai sujet de fond : qu’allons-nous porter cet été ? Voilà une question piège à laquelle on ne saurait trop répondre sans risquer de passer pour ce ringard qui recycle les mêmes fringues à chaque saison. Quel manque de goût. Heureusement que la Fashion Week était là la semaine dernière à Paris pour nous filer quelques tuyaux. Et nous préparer psychologiquement à claquer notre PEL une énième fois dans des tenues qui seront devenues has been l’année suivante. L’effet cat walk, sans doute. Pleins feux sur les tendances marquantes à venir.  Lire la suite « Plus rien à se mettre ! »

La beauf attitude

L’été sera chaud. D’autant plus après une victoire en finale de la Coupe du monde, à l’issue de laquelle toutes les supérettes se sont retrouvées littéralement vidées de leurs stocks d’alcool. A sec, quoi. En particulier de bières, puisque de toute évidence il s’agit de la boisson préférée des supporters… qu’affectionnent tout particulièrement les « beaufs », ces personnages stéréotypés un peu benêts qui répulsent tant les Français et qui font pourtant partie intégrante du folklore national. Ben oui. Personne ne s’identifie à eux, quand bien même il serait pris en flagrant délit de siroter une petite mousse devant le Tour de France, les pieds sur la table et le postérieur enfoncé dans le canapé. OKLM.  Lire la suite « La beauf attitude »

Bouillabaisse sémantique

Depuis le temps que nos parents nous le répètent en boucle, c’est pigé : on ne joue pas avec la nourriture. Sauf que les jeux de mots pourraient bientôt eux aussi devenir mal vus avec l’article L. 654‑23 de la loi alimentation, qui interdit tout bonnement d’appliquer aux produits végétaux certains termes utilisés pour la production animale. Quésaco ?

Autrement dit : fini le lait d’amande, les nuggets veggie, les steacks de soja ou encore le yaourt végétal. Faudra désormais trouver une autre appellation pour ne pas courir le risque de se retrouver hors-la-loi. Haut les mains, police sémantique ! Avouons quand même que ça fait beaucoup de foin pour pas grand-chose, sous prétexte que le consommateur pourrait être berné par des dénominations fallacieuses lui faisant prendre du tofu pour du bacon. Ou des vessies pour des lanternes, tant qu’on y est.

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Nos chers voisins

Ah, la vie en communauté. Cette douce utopie que la promiscuité des centres urbains rend – dans certains cas – absolument invivable. Et le malaise de l’ascenseur n’en constitue pas l’unique illustration. Je m’explique. Qui n’a jamais connu de problèmes de voisinage, ou encore rêvé d’expulser ce vieux couple d’alcooliques qui hurlent et s’engueulent toutes les nuits à en réveiller les morts ? Sans oublier cet étudiant fêtard qui depuis son arrivée dans l’immeuble a transformé votre étage en wagon bar, avec les décibels, les va-et-vient incessants dans le couloir et les relents de pizza défraichie le lendemain que cela implique. Oubliez les boules Quies : certaines situations exigent de revoir carrément toute l’insonorisation de l’immeuble pour être résolues. Pas sûr pour autant que votre insomnie chronique et les valises dont vous avez hérité sous les yeux suffiront à convaincre la copropriété d’accéder à votre demande. Dommage. Lire la suite « Nos chers voisins »