Où sont passées les bonnes vibes ?

On connaissait les Français râleurs, mais pas déprimés pour autant. Néanmoins notre douce France vient de décrocher la deuxième palme des pays les plus pessimistes du monde, comme le racontait l’émission diffusée sur LCP avant hier soir. Même pas foutus d’être premiers, dira-t-on, histoire d’en rajouter une couche. Le résultat n’en reste pas moins étonnant quand on sait à quel point nous sommes « privilégiés » par rapport à d’autres états du monde : de la bouffe à foison, du pain et des jeux, une météo plutôt clémente et en prime des aides sociales pour pour nous aider en cas de coup dur ! Et malgré tout, le sourire n’y est pas. Tout au mieux de façade, comme si l’optimisme s’apparentait à une forme de naïveté à l’heure où la planète terre redouble d’efforts pour nous foutre dehors. Entre ouragans, pollution, dérèglement climatique et taux de chômage en hausse, sans parler du risque de se faire sauter la cervelle dès lors que l’on a l’indécence de se pointer à un concert : c’est vrai qu’il y a mieux comme tableau. Mais quand même. Lire la suite « Où sont passées les bonnes vibes ? »

Publicités

Yes you can !

maxime_histoire de voir_dessin_emmanuelle« Quand on veut, on peut. » Voilà une maxime que j’ai tenté d’appliquer – autant que possible – dès ma plus tendre enfance, et dont je constate les dégâts seulement aujourd’hui. J’en peux plus. Et je suis loin d’être la seule. C’est pourtant pas faute d’essayer de tout mener de front dans une seule journée, avec toujours le même niveau d’exigence et sans oublier de satisfaire chacun. Et si je ne voulais plus ? Peu de gens, en réalité, prennent le temps de se poser cette question ; j’ai moi-même mis plus de vingt ans à m’en rendre compte. Lire la suite « Yes you can ! »

Y en a pas deux

Laurel et hardy_emmanuelle_histoires de voir_dessin

L’herbe est toujours plus verte ailleurs, à fortiori lorsqu’elle se trouve à portée de clic. Alors qu’on passe désormais sa vie à faire des selfies en se regardant le nombril (ou les pieds, de préférence en bord de mer), se comparer aux autres n’a paradoxalement jamais été aussi fréquent. Nous le faisons tous, chaque jour, voire même toutes les heures de manière presque compulsive: impossible de résister au plaisir de fouiner chez les autres, ne serait-ce que pour être rassuré de sa propre valeur. Ou pas. Car personne n’est à l’abri d’une désillusion ou d’une bonne claque, surtout lorsque des milliers de comptes Instagram vous forcent à l’envie. Photo cadrée, retouchée, passée sous le filtre flatteur du smartphone  : y a de quoi baver de jalousie. Fenêtre sur le monde, l’écran est devenu notre nouveau miroir, un reflet de nous-même mais surtout du «  moi rêvé  ». Difficile de s’apprécier de manière objective quand tous ces illustres inconnus vous volent la vedette en faisant «  tellement mieux  ». Toujours plus de voyages, d’amourettes, de soirées et de virées en vacances, vivant leur vie à fond alors que d’autres n’existent que par procuration. Lire la suite « Y en a pas deux »

Oser la jeunesse

oser-la-jeunesseUn livre anti-rides. Quand certains passent leur vie à « s’entrainer à devenir vieux » comme le conseille la dramaturge Dea Loher, Vincent Cespedes préfère prendre le problème à l’envers. Après avoir défendu les vertus de l’ambition dans son précédent essai, ce penseur habitué des médias revient avec un nouveau pari : « Oser la jeunesse », et ce toutes générations confondues. Pour déjouer « le complexe de Chronos » qui oppose, à l’en croire, les ainés au pouvoir à des jeunes souvent discrédités et infantilisés, dont l’énergie créatrice ne cherche pourtant qu’à s’épanouir. Indépendamment des cadres préétablis où le « système tend à les insérer ». Lire la suite « Oser la jeunesse »

Le moral au beau fixe

le moral au beau fixe« Vieilles douleurs, pluie de malheur », disait-on autrefois en guise de prévision météo. Comme tombée du ciel, notre humeur semble elle aussi sujette aux aléas climatiques, le moral au beau fixe virant gris au moindre nuage à l’horizon. Si le concept même de météo dépendance me laissait jusqu’ici dans une incompréhension totale, mon arrivée à Paris a changé la donne de manière radicale. Tornade assurée, face à laquelle les réserves en vitamine D ne font pas long feu: rien d’étonnant lorsque la dépression saisonnière s’éternise toute l’année, à l’exception de quelques rares éclaircies. Lire la suite « Le moral au beau fixe »