Dalida en 110 robes au Palais Galliera

Une plongée dans le dressing de Dalida. C’est ce que propose le Palais Galliera trente ans après la disparition de la chanteuse culte. Car au-delà des paillettes et des robes à plumes, beaucoup ignorent que cette diva avait un goût prononcé pour la mode, au point qu’aucune de ses tenues n’était choisie au hasard. Habillée par les plus grands à la ville comme à la scène. 

Taille mannequin et personnalité flamboyante, elle a tout osé, tout porté : en témoignent les 209 tenues et accessoires que son frère Orlando a légué au Palais Galliera. « Nulle autre ville que Paris ne pouvait recevoir cette donation qui esquisse aussi le portrait le plus touchant de Dalida – Paris qui fut le théâtre de sa révélation, de sa consécration et de sa vie.» écrit-il dans le dossier de presse. Organisée en cinq salles, l’exposition s’ouvre par la robe rouge que la chanteuse portait lors de son premier concert à Bobino en 1958, signée Jean Dessès. Elle la remettra en 1981 pour la première de son spectacle à l’Olympia. A ses tenues de jeune fille aux accents printaniers succède un vestiaire beaucoup plus grave, marqué par le suicide de Luigi Tenco avec qui elle vivait une relation passionnelle. Comme un reflet de son répertoire artistique.  Lire la suite « Dalida en 110 robes au Palais Galliera »

Pète un coup !

Et ouais, ni plus ni moins. C’est ce que j’essaye de me dire (sans le faire pour autant) à chaque fois que je sens un pic de stress monter, bien souvent pour des raisons très futiles. Il en va de même quand me vient une irrépressible envie de râler, plus récurrente – soyons honnêtes –  depuis que j’habite à Paris. Allez savoir pourquoi. S’il est facile de dire aux autres d’arrêter de se plaindre, se forcer à en faire de même s’avère un tantinet plus compliqué en pratique. Il suffirait pourtant de dédramatiser un peu pour se détacher de ses frustrations : chose que l’on n’a plus du tout l’habitude de faire aujourd’hui.  Lire la suite « Pète un coup ! »

Balenciaga, l’oeuvre au noir

Rien de tel que de choisir la couleur fétiche du « couturier des couturiers » pour lui rendre hommage : le Palais Galliera donne ainsi le coup d’envoi de sa saison espagnole à travers une exposition hors les murs au Musée Bourdelle. Toute de noir vêtue. Une sobriété monochrome qui tranche nettement avec les mises en scènes détonnantes que l’on a pu voir précédemment au Grand Palais pour Louis Vuitton ou Jean-Paul Gaultier. Comme pour se concentrer sur l’essentiel et laisser la matière livrer le meilleur d’elle-même.

En guise d’introduction à l’exposition, plusieurs tenues communient avec les statues d’Antoine Bourdelle, donnant ainsi un tout autre ton à sa propre oeuvre. Noir sur blanc : l’atelier devient alors l’écrin idéal d’un dialogue aussi hypnotique que contrasté entre le sculpteur et le couturier. Le coeur du parcours se décline quant à lui en trois temps : « silhouettes & volumes », « noirs & lumières », « noir & couleurs ». Car loin de l’image de « non couleur », le noir exprime chez Balenciaga toute la richesse de ses nuances, tantôt opaques ou transparentes, mates, brillantes voire vaporeuses… Pour devenir une matière vibrante et vivante. Lire la suite « Balenciaga, l’oeuvre au noir »

Tenue correcte exigée

tenue-correcte-exigeeDress control imposé aux Arts décoratifs de Paris. Trop ample, trop court, trop moulant et parfois même trop couvrant : le musée retrace l’histoire du scandale vestimentaire à travers plus de 400 pièces du XIVème siècle à nos jours.La preuve que le « fashion faux-pas » ne date vraiment pas d’aujourd’hui. A commencer par le pantalon pour femme, la robe volante ou la mini-jupe : autant de pièces qui ont heurté les bonnes moeurs de leur temps pour constituer désormais les basiques d’une garde-robe moderne. A chaque époque ses propres codes. Lire la suite « Tenue correcte exigée »

Oscar Wilde dévergonde le Petit Palais

oscar-wilde-petit-palaisConsacrer une exposition visuelle à un auteur dont l’oeuvre reste majoritairement littéraire : voilà le défi que s’est lancé le Petit Palais pour célébrer l’ « impertinent absolu » jusqu’au 15 janvier 2017. Un portrait éloquent de l’écrivain et surtout du personnage.

« La modération est une chose fatale. Rien ne réussit mieux que l’excès. » D’emblée, le Petit Palais annonce la couleur. Dandy désinvolte, esthète, romancier, poète et critique d’art : si les étiquettes attribuées à Oscar Wilde sont nombreuses, aucune n’en saisit aussi parfaitement l’essence que ses propres propos. Car se plonger dans les écrits wildiens signifie bien souvent se retrouver à crayonner la totalité des pages. Ponctuée de citations, l’exposition n’échappe pas à cette règle tout en proposant bien plus qu’une simple présentation de manuscrits ou de correspondances écrites. Au-delà de l’hommage, elle ressuscite ce grand écrivain via un parcours chronologique en le faisant dialoguer avec les photos, les lettres, les tableaux et le contexte historique qui ont marqué son existence.  Lire la suite « Oscar Wilde dévergonde le Petit Palais »

Brand Kvartira : plus qu’un label

Entrez, faites comme chez vous. Si certains préfèrent travailler à la maison, « Brand Kvartira » – ou « Brand Apartment » pour ceux qui ne sont pas russophones – se veut un concept à part entière. Un show room en plein cœur du quartier du marais à Paris visant à promouvoir de jeunes créateurs de mode qui manquent souvent de visibilité face aux géants de la grande distribution. Lire la suite « Brand Kvartira : plus qu’un label »

Les Arts Déco jouent avec Barbie

barbieSuccess story rose bonbon aux Arts Décoratifs : c’est la première fois que Barbie fait l’objet d’une véritable invitation dans un musée français, retraçant cinquante ans d’évolution de la plus célèbre poupée du monde. Une expo résolument pop qui ravira petits et grands jusqu’au 18 septembre.

Tour à tour princesse, pompier, vétérinaire ou cosmonaute : à 57 ans, Barbie dispose d’un solide CV avec plus de 155 carrières à son actif, aussi classiques qu’avant-gardistes. Autant de « vies » déployées aux Arts Déco à travers 700 modèles de poupées différentes, le tout sur fond de décryptage. Car si les enfants préféreront s’extasier devant la beauté des jouets, l’exposition consacre une large partie à replacer la saga Barbie dans son contexte historique et sociologique. De quoi piquer la curiosité des visiteurs adultes en quête de détails plus cocasses. Outre les péripéties de sa vie amoureuse – car la jolie blonde aurait quitté Ken pour un surfeur australien en 2004 avant de lui donner une seconde chance ! – on y apprend notamment qu’elle aurait marché sur la lune en 1965, soit quatre ans avant Apollo. Ses silhouettes, ses coiffures, ses costumes, sont le fruit de quelques secrets de fabrication dont certains sont révélés pour l’occasion.  Lire la suite « Les Arts Déco jouent avec Barbie »