L’achat utile

Voilà somme toute la problématique à laquelle j’ai été confrontée en plein dimanche de fin de soldes. N’ayant eu ni le temps ni l’envie de me fondre parmi la foule les semaines précédentes, je me suis fatalement rabattue sur un jour de congé où je n’avais strictement rien planifié à part me foutre la paix. Grossière erreur. Car passé le déjeuner, me voilà éprise d’un désir insatiable de faire les boutiques, avec pour seul but d’acquérir une fringue à prix bradé d’ici le 21 février. Dernière démarque oblige. Quel intérêt, direz-vous ? Aucun. Si ce n’est celui de participer à ce grand rituel social de chasse à la bonne affaire. Avec l’ultime excuse de pouvoir peut-être – enfin – trouver la seule pièce qui manquait à ma garde-robe depuis des mois. Le comble, c’est qu’elle était bien là, à m’attendre sagement accrochée à son cintre. L’effet panurge des soldes, sans doutes. Lire la suite

La solde folle

Pire que l’épidémie de gastro, voici venue la fièvre acheteuse. Chaque année, la même rengaine : frappant ses victimes par millions à grands renforts de 60, 70 puis même 80%, les soldes font chauffer la carte bleue jusqu’à décimer la moindre trace de bon sens qui viendrait prévenir un achat inutile. Plus, plus toujours plus ! Sans modération. Cédant volontiers à la pression consumériste et à l’euphorie de la promo, des millions de Français partent en croisade pour quérir le Graal dont ils se sont pourtant passés pendant tant d’années. D’optionnel, il leur est devenu indispensable, quitte à se taper la cohue dès l’entrée de la boutique et même poser leur dernier jour de congé, histoire d’être le premier dans les starting blocks. On ne plaisante pas avec le rabais, surtout en période de crise. Un vrai bal populaire. Lire la suite