La vache !

Abattus. C’est sûrement ainsi que se sont sentis bien des internautes après avoir visionné les images chocs tournées dans un abattoir «certifié bio» dans le Gard, dont l’atrocité concurrence haut la main des boucheries bien plus industrialisées. De quoi faire tomber le dernier couperet qui garantissait un semblant de bonne conscience aux carnivores que nous sommes (pour la plupart). Car il faut l’admettre : l’image d’une bête ayant eu une belle vie avant de finir dans l’assiette contentait tout le monde, surtout ceux qui n’osent pas renoncer à leur steak quotidien. Labellisé «AB», de surcroit : un vrai bonheur dans le pré ! Ce consensus arrangeant n’a pourtant aucun sens, sachant que la mort des animaux d’élevage n’est jamais douce, bio ou pas. Comment peuvent-ils être considérés comme «des êtres sensibles» – à l’instar de nos chouchous domestiques – alors qu’ils ne sont, dès le premier jour de leur naissance, qu’un simple morceau de viande sur pattes prêt à être emballé ? Ce billet de Florence Burgat publié sur Le Monde le souligne d’ailleurs très bien, je ne peux que vous inviter à le lire.  Lire la suite « La vache ! »

De saines gourmandises

book_front1Les carottes sont cuites ! Que tous ceux qui croient encore que végétarisme rime avec légumes bouillis se mettent en rang d’oignons devant les recettes du Gourmet Végétarien, dont les mets feraient saliver le plus glouton des carnivores. Bien loin du cliché du « mangeur de graines » anémique, Philippe Schell prouve chaque semaine que mitonner sans « barbaque » n’est pas si prise de chou qu’on le croit : bien au contraire. Tomates-laitue direz-vous ? Trop peu pour le gastronome. Contrastée, épicée et au carrefour d’inspirations diverses, « la cuisine végétarienne est un monde de saveurs en soi ! ». Gorgés de soleil, de couleurs et d’idées festives, ses plats d’inspiration méditerranéenne se veulent aussi délicieux qu’accessibles : du moins pas plus compliqué à réaliser que n’importe quelle assiette traditionnelle. Les pâtes « carbo » attendront. Lire la suite « De saines gourmandises »