La mélodie du bonheur

« Les bonnes poires », est-ce finalement ce que les femmes sont vraiment devenues ? C’est la question de taille que soulève Lucile Quillet dans son tout dernier livre, à la couverture aussi délicieuse que la pensée qu’elle y explicite. Fermer les yeux, faire des compromis en permanence, se faire belle pour les autres, et tout cela simplement « dans le but pour finir ensemble au sein d’un couple « avec la certitude d’acquérir ainsi le bonheur ? Comme s’il nous fallait quelqu’un d’autre pour se sentir accompli. Et cela vaut pour les deux sexes. Si fonder une famille ne fait plus partie des priorités de la nouvelle génération, la société nous a trop longtemps imposé une vision du monde assez stéréotypée : se marier, faire des gosses aussi vite que possible, être une bonne mère, une chère épouse, une excellente amante et une professionnelle compétente, sans oublier une ménagère exemplaire. Ça fait beaucoup à encaisser en toute honnêteté. Parlons concret : je ne suis pas une féministe de la première heure, mais je rejoins entièrement Lucile dans le cause qu’elle défend : dénoncer une idéologie qui nous chercherait à nous plier à ses propres règles. Permettez-moi de la citer : « Cette vision du monde impose ce sens à nos existences, et, de fait, les hiérarchise. » A bon entendeur.

La sagesse du pangolin

Ok alors à quelle vague de Covid en sommes nous ? A vrai dire on en a tous perdu le fil. Tant qu’à faire autant rigolons en avec ce bouquin en famille le cœur léger et détendu. Prenons donc exemple sur ce pangolin qui n’a rien fait à personne et qui se retrouve au cœur de cette épidémie qui n’en finit plus. Je ne crois même pas que nous en connaissions l’existence à ce jour jusqu’à ce que ça sente le moisi !

Somme toute. Joli petit ouvrage illustré ainsi qu’un brin sarcastique, qui plaira tant aux petits qu’aux adultes en ces temps incertains. Beaucoup d’humour et surtout de belles images à la clé ! A croire que cet adorable petit animal a beaucoup à nous apprendre. De quoi aussi dédramatiser cette situation qui nous pèse depuis plus d’un an. Souriez, même si vous n’êtes pas filmés, ça fait toujours du bien !

La tyrannie du choix

La crise de la Covid-19 aurait-elle complètement chamboulé nos modes de vie ? C’est le sujet dont s’empare le sociologue Jean-Claude Kaufmann dans son dernier ouvrage « C’est fatigant, la liberté » aux éditions de l’Observatoire. Il y analyse notamment comment l’élargissement continu de notre pouvoir de décision a fini par accumuler une surcharge mentale chez nombre de Français. La preuve en est : si certains ont vécu les périodes de confinement tel un oiseau dans une cage, d’autres y ont trouvé un certain confort dans le fait de se laisser aller, notamment en dormant davantage, en retrouvant du temps pour soi, faisant moins d’efforts vestimentaires ou tout simplement en prenant du plaisir à vivre à leur rythme. Le tout en profitant des siens, loin de l’agitation et des impératifs professionnels continus, sans avoir à décider constamment de tout par soi-même.

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Haters revolution

Les rageux du web, on en a déjà tous ou presque fait l’expérience après avoir lâché un commentaire – aussi modéré soit-il – sur les réseaux sociaux. Une vraie bataille de quéquéttes où chacun tient absolument à formuler son opinion, sans mesurer parfois le ridicule de ses propos. Ne parlons même pas de l’orthographe plus que douteuse de certains avis car le sujet mériterait un billet d’humeur à part entière. Je pourrais d’ailleurs en écrire tout un pavé. Lire la suite « Haters revolution »

Chienne de vie

Vous aussi en avez marre des arc-en-ciel et des licornes, et surtout de tous ceux qui sourient à la vie à pleines dents avec leurs mantras hyper-positifs sur les réseaux ? Bienvenue au club. Voici un beau petit projet de calendrier détonnant qui pourrait bien vous faire déculpabiliser, a coups de punchlines savamment dosées entre sarcasme et humour noir tout au long des 365 jours de l’année, histoire d’avoir toujours une bonne excuse pour éviter de vous surpasser. Ou pas. Lire la suite « Chienne de vie »

Simple Life

C’est ainsi qu’en son temps je me sentais dans la peau de Paris Hilton lors de mes séjours à la « datcha » ; comprenez, la maison de campagne de ma mère-grand à proximité de la banlieue de Moscou. Si enfant j’y ai vécu des moments carrément inoubliables, une fois devenue jeune adulte j’avais vraiment du mal à m’y retrouver plus de deux jours d’affilée. Entre les WC qui s’apparentent davantage à la « cabane au fond du jardin » et la douche chauffée à l’énergie solaire… comment dire… le besoin du confort citadin revenait vite au galop ! Et pourtant…

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Bis repetita

La seconde vague. On pourrait bien finir par se la prendre de plein fouet suite au relâchement relatif de certains d’entre nous, qui ont sans doute cru que le virus aurait prévu de prendre quelques congés cet été. Il n’en est pourtant rien puisque l’éventualité d’un second confinement n’est désormais plus une simple hypothèse, mais bien une réalité dans certains pays et particulièrement dans l’hémisphère sud, actuellement en plein hiver. De quoi nous montrer à quelle sauce on risque d’être mangé d’ici quatre mois. Pile-poil avant Noël, quel timing ! N’en déplaise à ceux qui ont pris un énorme bain de foule ce week-end pour l’apéro, sans masque évidemment mais très certainement avec une bonne paire d’œillères. Lire la suite « Bis repetita »

Le monde d’après

On nous en parle en boucle depuis plusieurs semaines comme si tout allait soudainement changer au lendemain du déconfinement. Peu de chances cependant compte tenu de ceux qui sont aux commandes, lesquels n’hésitent pas à envoyer nos chères têtes blondes au casse-pipe au prétexte de libérer les parents et relancer la sacro-sainte croissance. Y a de quoi flipper un peu non ?

Ce qui m’amène comme beaucoup d’autres à appréhender la date du 11 mai au lieu de m’en réjouir, et j’en suis la première étonnée après avoir passé presque deux mois à piétiner dans mon appart’ parisien. Une fois la salle de bain récurée, les placards rangés et le classement des documents revu dans son ensemble, autant dire qu’il faut apprendre à apprécier l’ennui quand on ne sait plus comment s’occuper. Car ce ne sont pas les trente minutes de yoga quotidiennes qui vont suffire à faire passer la journée plus vite. Ni le catalogue bien fourni de Netflix. Lire la suite « Le monde d’après »

M*rde alors !

Savoir dire m*rde. Quand il le faut.

Si pour beaucoup ce juron relève encore du tabou, mettre un stop aux personnes toxiques lorsque les circonstances l’exigent n’a pourtant rien d’anormal. C’est même très bénéfique voire le début de l’estime de soi. Surtout que ce sont souvent les mêmes individus qui nous cherchent en marchand sur nos plate-bandes, retirant un plaisir pervers à faire sortir tout le monde de ses gonds. Des emmerdeurs professionnels somme toute qui savent parfaitement sortir la petite phrase qui tue, histoire de plomber l’ambiance. Le pire étant que certains d’entre-eux refusent de l’admettre ou sont alors tout simplement dans le déni.

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Sous cloche

La France est à l’arrêt et comme beaucoup d’entre vous je n’ai pas grand-chose à foutre de mes journées, télétravail mis à part. Sauf bien sûr la popote, copuler ou encore m’engueuler avec mon mec. On s’occupe comme on peut entre quatre murs dans un appartement parisien. Je me demande d’ailleurs combien de couples survivront à ce confinement, d’autant plus s’il sera reconduit pour deux semaines encore. Si beaucoup de personnes peuvent mal le vivre, pour ma part j’apprécie presque cette parenthèse détox dans le brouhaha permanent de la capitale. Plus de camion poubelle qui me réveille de bon matin, plus de foule dans ces ruelles bien trop étroites pour deux personnes, plus besoin de se faire violence sans arrêt dans une course permanente, et ce calme… On entend enfin le chant des oiseaux sans parler de la pureté de l’air. Je vous assure qu’en grande métropole c’est vraiment le jour et la nuit. Lire la suite « Sous cloche »