La tortue qui respirait par les fesses

Les amoureux de nos amis les bêtes vont être conquis. Après avoir fait un carton aux Etats-Unis, « La tortue qui respirait par les fesses » de Brooke Barker débarque en France aux éditions Flammarion. Un carnet de curiosités aussi ludique que didactique, relatant les déboires de plus de 150 espèces animales, illustrations humoristiques à la clé. Saviez-vous que les rhinocéros urinent pour séduire leur partenaire ? Que les zèbres ne peuvent pas dormir seuls ? Ou encore que le chef est celui qui pue le plus chez les lémurs à queue annelée ? Autant de pépites prouvant que nous sommes loin de tout savoir sur le monde animal, et dont on aurait tort de se priver.

La genèse du livre est quant à elle aussi anecdotique que son titre. Passionnée par les animaux depuis son enfance, l’auteure a travaillé pendant un temps comme bibliothécaire, métier qui d’après elle « n’est pas aussi excitant qu’on le croit ». Pour tromper l’ennui, chaque collègue lui donnait un animal à dessiner, qu’elle accompagnait d’une information cocasse (par exemple, que les cochons ne peuvent pas voir le ciel) avant de le laisser dans la salle de pause en partant. Lui vint ensuite l’idée d’en faire un livre, ne pouvant « garder ces trésors » pour elle-même. Résultat : une compilation poilante, pédagogique et attendrissante qui se savoure d’une traite, prouvant que l’existence des bêtes est bien plus compliquée et tourmentée qu’on ne le croit. De quoi piquer la curiosité des plus insensibles à la cause animale.

Des larmes de crocodile

birkin croco_histoires de voir_emmanuelle_dessinLa chasse à l’homme est ouverte. Face au soulèvement planétaire qu’a provoqué la mort du lion Cecil, difficile de ne pas sortir les crocs contre ce dentiste amateur de trophées. Ce même genre de trophée que les plus opulentes d’entre nous exhibent fièrement à leur bras, sans s’émouvoir de la souffrance animale que coûte souvent la confection d’un tel accessoire. Le sac Birkin. Loin des yeux, loin du cœur. Mais jamais du porte-monnaie : en croco, lui aussi, bien évidemment. Si je suis la première à pouvoir m’extasier (comme bon nombre de femmes) devant la beauté des créations de grands couturiers, jamais je n’ai considéré le luxe sous le prisme de la cruauté. Tout simplement parce que le rêve ne s’achète pas au prix du sang, aussi « rare et cher » que puisse être notre bon plaisir. Lire la suite « Des larmes de crocodile »

Des épidémies, des animaux et des hommes

francoismoutouSIDA, vache folle, rage, ou dernièrement Ebola : et si les maladies émergentes étaient révélatrices de la gestion approximative du monde par nos sociétés ? Alors qu’aucun jour ne passe sans que les médias n’évoquent la présence de multiples risques sanitaires, François Moutou revisite l’histoire de ces maux à la lumière des relations que l’Homme entretient avec les autres vivants. Aurait-on fait fausse route ? « Nous avons oublié non seulement que l’espèce humaine est également d’origine animale, mais aussi que pendant la plus longue partie de notre histoire nous nous considérions comme une espèce parmi les autres. Nous imaginer différents, à part, représente un point de vue assez récent et probablement prétentieux. » Lire la suite « Des épidémies, des animaux et des hommes »