La course au piège

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Pourquoi acheter des produits en promotion nous donne-t-il l’impression d’être plus intelligent ? Dans quelle mesure la lumière d’un magasin influence-t-elle notre comportement ? Comment un simple geste du serveur pousse-t-il à lui donner un plus gros pourboire ? Autant de questions moins anodines qu’il n’y paraît à en croire le dernier ouvrage de Nicolas Guéguen, qui passe au crible les stratégies marketing mises en oeuvre pour orienter nos actes d’achat. Il y explique notamment la magie des prix en « 9 », qu’écouter de la musique forte pousse à boire plus, ou encore la raison pour laquelle certaines odeurs nous rappellent notre enfance.  Lire la suite « La course au piège »

Suivez le signe

S’il y a bien une chose à laquelle on reconnait un vrai Russe – hormis son goût prononcé pour la boisson alcoolisée – c’est sa superstition quasi-maladive. Briser un miroir, croiser un chat noir, ou encore passer sous une échelle… autant de petits riens que ce peuple prend pourtant très au sérieux, comme s’il existait un monde invisible qui pouvait influencer les forces du destin.  Lire la suite « Suivez le signe »

Sous influence

Le poids de l’ego. S’il n’a de cesse de gonfler chez certains, autant dire que d’autres s’en retrouvent très souvent écrasés, jusqu’à mettre leur propre personne de côté. Par envie de bien faire, sans doute, ou simplement pour contenter leur petit monde. Suivre les conseils des ainés, ne pas contrarier une majorité bien-pensante, prendre sur soi pour ne blesser personne… Autant de petits efforts qui finissent par avoir l’effet d’une douche froide quand la goutte de trop finit par tomber. Car de tous les défauts que l’on peut rencontrer ici-bas, être influençable est sans doute l’un des plus pénibles à porter. Un véritable fardeau, pour peu que l’on en fasse l’expérience tous les jours. Lire la suite « Sous influence »

Yes you can !

maxime_histoire de voir_dessin_emmanuelle« Quand on veut, on peut. » Voilà une maxime que j’ai tenté d’appliquer – autant que possible – dès ma plus tendre enfance, et dont je constate les dégâts seulement aujourd’hui. J’en peux plus. Et je suis loin d’être la seule. C’est pourtant pas faute d’essayer de tout mener de front dans une seule journée, avec toujours le même niveau d’exigence et sans oublier de satisfaire chacun. Et si je ne voulais plus ? Peu de gens, en réalité, prennent le temps de se poser cette question ; j’ai moi-même mis plus de vingt ans à m’en rendre compte. Lire la suite « Yes you can ! »

Enfant de coeur

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«Quand je serai grande» : voilà une expression que je n’ai malheureusement plus le luxe de pouvoir prononcer à voix haute, bien que je me sente encore «grosse gamine». À la seule différence que j’ai troqué mes bonbons adorés contre une bonne bouteille de vin, mais ça, c’est une autre histoire. Madeleines de Proust, plaisirs régressifs et autres rituels «réconfort» : qui n’a jamais succombé à l’illusion de retomber en enfance, ne serait-ce que le temps d’un week-end passé dans le nid familial? Loin des impératifs, des responsabilités et des rôles successifs que nous devons endosser tôt ou tard. Comme si la vie d’adulte se transformait soudainement en corvée une fois devenue réalité, bien amère comparée à un paradis perdu au goût de sucre d’orge. À tel point que certains préfèrent s’éterniser à jouer les Tanguy, faisant reculer autant que possible le sombre jour où ils devront faire face à leurs obligations. Lire la suite « Enfant de coeur »

Mensonges en toute transparence

« Pour vivre heureux, vivons cachés ». Voilà une expression bien connue de tous qui pourtant n’a  jamais eu autant d’impact que dans la société actuelle. Que dire, quoi montrer, ou peut-être mieux passer sous silence… et pas uniquement pour se préserver du mauvais œil. Si nos anciens pratiquaient la retenue de peur de choper la scoumoune, il semblerait qu’aujourd’hui l’autocensure soit devenue une constante, et ce dans bien des sphères de notre quotidien. Politique, médias, religion ou simple discussion entre amis : qui ne s’est jamais gardé d’exprimer ouvertement un avis bien tranché, de peur de se voir rejeté de la bien pensance générale ? Un non sens démocratique si bien implanté que personne n’y fait même plus attention. Pire encore, on en a fait une habitude. Quasiment un devoir citoyen. Gare à celui qui oserait y faire une entorse, au risque de se coltiner des béquilles à vie : pas très « confort » dans un enfer pavé de bonnes intentions. Muselée pour être acceptée, voilà que la pensée se dénature jusqu’à en devenir stérile. Impropre à se renouveler, soit l’exact contraire de son essence même. Quand on dit que « c’est le couvercle qui sait ce qu’il y a dans la marmite », celui qui ose l’ouvrir risque fort de se brûler les doigts.

Les faux bons conseils

les conseils_emmanuelle_histoires de voirNouvel an, l’heure du bilan : et pas toujours des plus agréables. Surtout quand on voit le nombre de résolutions non tenues voire abandonnées dès l’instant ou le taux d’alcool a baissé dans le sang. Soit le lendemain du premier janvier : double peine. Et pourtant, chaque année s’annonce comme l’occasion de se fixer de nouveaux objectifs, une page blanche invitant à concrétiser le « changement » tant attendu. On efface tout et on recommence, en se jurant de ne pas se planter cette-fois ci : ne serait-ce que pour le plaisir de prouver aux autres que l’on arrivera à tenir ses engagements. Ces autres, justement, dont le regard nuance souvent l’appréciation que l’on porte sur nos propres choix. D’autant plus à une période où les repas de famille incitent à la comparaison entre voisins de table : et pas seulement pour savoir qui a reçu la plus grosse part du gâteau. Lire la suite « Les faux bons conseils »